Dépôt des candidatures à la CENI : voilà l’ultime choix du PADES du  Dr Ousmane Kaba

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Le président du PADES, Dr Ousmane Kaba n’est pas prêt à trahir ses pairs de l’opposition qui ont décidé de non seulement boycotter mais aussi d’empêcher la tenue des élections législatives prévues pour 12 février 2020.  Il a réitéré la position de sa formation politique à la faveur d’une conférence de presse qu’il a animée ce vendredi 27 décembre. A l’en croire, il n’est pas ce genre de personnes qui change au gré du vent.

« Si je dois aller aux élections législatives, ce sera ensemble avec les partis de l’opposition. Je ne suis pas quelqu’un qui dit quelque chose publiquement et qui sort par derrière pour faire autre chose.  Quand je dis quelque chose, je le fais et si seulement je dois changer, je vais réunir tout le monde pour leur dire que moi je change et voilà les raisons pour lesquelles je change. On ne prend pas une décision au hasard, on ne le fait pas pour une question d’humeur ou pour une question de personne. »

Dr Ousmane Kaba persiste et signe que seule la satisfaction des points de revendications soulevés par les partis politiques membres du FNDC dont le PADES, l’amènera à changer d’avis.

« Nous avons fait un constat et nous nous sommes engagés à aller aux élections législatives que si et seulement si 4 conditions sont satisfaites. Premièrement, il faut que le président de la République renonce à un troisième mandat pour clarifier le débat. Parce que j’ai toujours soutenu que le débat que nous avons n’est pas lié à la constitution, c’est un débat sur le troisième mandat. Si le président de la République qu’il ne briguera pas un troisième mandat, nous allons tous participer au débat constitutionnel en toute transparence. L’alternance n’est pas la démocratie mais c’est un élément important de la démocratie. Il n’y a aucune démocratie sans alternance », a-t-il remarquer et de poursuivre : « deuxièmement, nous avons dit qu’il faut qu’il y ait un fichier assaini. Et tout le monde est témoin, les opérations de recensement se sont très mal passées. Il n’y a aucun effort d’assainissement du fichier. Au contraire, on est en train de noircir encore le fichier, le rendre plus sale.

Troisièmement, on a dit qu’il faut que les élections locales soient achevées. Même si je ne partage pas cette question relative aux chefs de quartier et de districts. Parce que quand j’étais à l’Assemblée, je m’étais opposé à cette loi mais puisque la loi est passée, il faut l’appliquer.

Quatrième et dernier point, c’est l’impartialité de la Ceni. Il a été constaté que le président de la Ceni est très partial et qu’il n’écoute pas tous les acteurs. Il ne prend pas une position neutre conformément aux termes de référence de sa fonction. Si toutes ces conditions sont réunies, nous allons participer aux législatives. C’est une décision de tous les partis membre du FNDC », a rappelé Dr Ousmane Kaba.

« Il faut que ces points soient respectés, sinon on ne participe pas. Et je ne pense pas que tous les hommes politiques sont sans honneurs et qu’ils sont prêts à faire exactement le contraire de ce qu’ils disent. En tout cas moi, ce n’est pas ma manière de faire de la politique » soutient le président du PADES.