Des armes de guerre saisies sur des individus civils et militaires, à Conakry

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Les éléments de la gendarmerie nationale viennent de réussir un coup de filet en mettant le grappin sur deux présumés trafiquants d’armes de guerre. Ceci est le fruit de trois opérations menées par ces hommes en treillis faites respectivement les 6, 13 et 19 mars 2020.

Il s’agit des armes et munitions de types PMAK, PKM, des carabines, des roquettes, ainsi que des caissettes de cartouches de 12,7 millimètres qui étaient destinées au trafic.

Elles ont été saisies sur l’adjudant Mamadou Saidou Diallo, alias Dos, en service au Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA) et de M. Samba N’Daw, un citoyen malien résidant en Guinée depuis un certain temps.

Sur les circonstances de leur interpellation, le commissaire Aboubacar Fabou Camara a indiqué que les mis en cause ont été arrêtés au cours des missions régulières de ses éléments, après qu’ils aient été alertés de la saisie d’une importante quantité d’armes de guerre par les services de la gendarmerie nationale chargés de mener les investigations.

Fatou Camara, directeur central de la police judiciaire. Mady Bangoura/Guinéenews

« Les personnes ci-après ont été mises à notre disposition. (…). Et toutes ces pièces d’armes que nous avons exposées ici, ont été saisies sur les deux personnes. Cela veut dire quoi ? Si les armes qui sont aujourd’hui utilisées dans le cadre de la défense et de la sécurisation des personnes et de leurs biens, se retrouvent dans la main des personnes civiles et stockées soit à domicile ou transportées librement dans leurs véhicules, nous devons nous poser la question de savoir à quoi ces armes-là allaient servir », a indiqué le directeur de la DPJ.

A l’issue des enquêtes, dit-il, les prévenus ont effectivement reconnu les faits dont ils sont reprochés et ont avoué que les armes saisies étaient  destinées au trafic.

« Si au début ces armes étaient destinées à certains pays limitrophes, il a été révélé par ces mêmes personnes qu’il y a plus de 4 ans la plupart de ces armes-là, ils n’ont pas eu l’occasion de les envoyer à l’étranger. Cela sous-entend, que n’étant pas à l’étranger, stockés dans les maisons ici, ces armes-là, trouvaient des porteurs sur place ici« , a expliqué l’officier de police.

Pour sa part, l’adjudant Mamadou Saidou Diallo a déclaré avoir été interpellé parce que des des armes et munitions ont été saisies sur lui. Notamment de PMAK et 20 canons de PKM, avec 5 PMAK, dont il revendait l’unité l’unité à 2.500.000 GNF.

Au terme de leur présentation à la presse, ils devraient être mis à la disposition de la justice qui doit les fixer sur leur sort .