Des législatives en 2019 : Gaoual évoque une volonté de « replonger le pays dans une crise interminable »

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Le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a proposé la date des élections législatives pour le 28 décembre prochain. Une date intenable, selon le coordinateur de la cellule de communication de la deuxième force politique du pays, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). Il accuse le président de l’institution de vouloir agir uniquement pour obéir au chef de l’Etat.

« Tout porte à croire qu’il y a une forme de précipitation à satisfaire l’injonction d’un chef de l’Etat en perte de vitesse. C’est quelque chose qui est extrêmement grave, ça veut dire qu’ils sont en train de nous replonger dans une situation de crise interminable, de crise politique et institutionnelle parce que dès aujourd’hui, on peut constater qu’il y une rupture de confiance entre les acteurs qui sont chargés d’organiser les élections dans notre pays », martèle au téléphone de Guineenews© le député uninominal de Gaoual.

Poursuivant, Ousmane Gaoual dira que son parti reste, de toute façon, vigilant. « Nous allons être très attentifs dans le détail du chronogramme qu’il va publier. Nous allons être vigilant sur le respect des dispositions légales qui encadrent l’organisation des élections notamment tout ce qui est délais légaux pour l’enrôlement, les délais légaux pour les réclamations des citoyens et les délais de mise en œuvre du processus ».  L’opposant a indiqué ensuite que la réaction de l’UFDG sera connue dans les prochains jours après concertation avec les autres partis de l’opposition.

Il souligne tout de même que cette élection ne sera pas tenable à la date indiquée vu les activités à dérouler. « En mettant bout à bout les délais légaux, le minimum de temps nécessaire aussi bien de la récupération du logiciel, son installation, le recrutement de ce logiciel local, le recrutement des agents à déployer sur le terrain, leur formation, leur déploiement sur le terrain ; on se rend bien compte que cette élection pour qu’elle puisse se tenir, devra se dérouler au plutôt en mars 2020 » indique-t-il.

Enfin, Ousmane Gaoual a rappelé « que le président de l’institution doit agir conformément à la loi. Il n’est pas législateur et il n’a aucune prérogative pour déroger aux dispositions législatives qui encadrent l’organisation des élections dans notre pays », fait-il remarquer.

Cette polémique née de la volonté du président de la Ceni d’organiser les élections législatives en 2019 vient s’ajouter au choix de l’opérateur qui constitue aussi un point d’achoppement entre l’institution électorale et l’opposition.