Détention de Saïkou Yaya Diallo : sollicité, le ministère de la Justice attend la décision de la Cour suprême

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Sous mandat de dépôt depuis le 12 mai dernier, Saïkou Yaya Diallo attend toujours sa mise en liberté malgré une ordonnance de référé rendue à sa faveur le lundi 6 juillet dernier. Son avocat, Me Salifou Béavogui, a souhaité une intervention du nouveau ministre de la Justice – en tant que chef hiérarchique  des parquets –  pour l’exécution de la décision de mise en liberté assortie d’un contrôle judiciaire de son client.

Suite à cette interpellation, le ministre de la Justice s’est rendu ce jeudi   au siège de l’ordre des avocats où il a été reçu par le bâtonnier Me Djibril Kouyaté, les anciens bâtonniers Mohamed Traoré et Dinah Sampil, ainsi que les avocats de Saïkou Yaya Diallo.

Deux heures durant, le ministre et les avocats ont échangé autour de la situation du détenu. Estimant que la « vérité juridique doit d’abord être prononcée par la cour suprême pour une démocratie judiciaire », le ministre Mory Doumbouya a voulu qu’on laisse la juridiction la plus élevée du pays faire son travail.

Apportant des précisions sur le recours devant la Cour suprême, Sekou Keita, le conseiller à la communication et porte-parole du ministère de la Justice a indiqué à Guinéenews que « la Cour suprême a été saisie par le parquet général ». Poursuivant, il a dit : « le ministre attend alors la décision de cette juridiction pour en tirer les conséquences juridiques [] Si, par exemple, la Cour suprême prononce la non-recevabilité du pourvoi du parquet, la conséquence serait la mise en liberté immédiate de Saïkou YayaTout le monde attend donc la décision de la Cour suprême ».

Le directeur du Centre guinéen pour la promotion et la protection des droits humains (CPDH) et membre de la Coordination nationale du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) a été cueilli à Hambdallaye, le 07 mai, par des agents de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Il passera quatre jours à la DST avant d’être entendu le 12 mai par le procureur près le tribunal de Dixinn et d’être inculpé pour « violences », « menaces », « voie de fait » et « injures publiques.