Deux titres fonciers contre la libération de Paul Moussa : l’Agent Judiciaire dévasté !

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Condamné à cinq ans de prison pour ‘‘détournement de deniers publics’’, l’ancien directeur de l’Office guinéenne de la publicité (OGP) Paul Moussa Diawara est sorti de la prison ce jeudi 27 juin grâce aux garanties qu’il a présentées à la Cour d’Appel de Conakry. Il s’agit de deux titres fonciers.  Pour l’agent judiciaire de l’Etat, initiateur du procès contre Paul Moussa, ces garanties sont bien dérisoires pour quelqu’un qui a été condamné pour un ‘’détournement’’ de plus 35 milliards de francs guinéens.

« Les garanties présentées ne sont pas du tout à la hauteur des attentes de l’Etat.  Pour deux titres fonciers dont la valeur n’excède même pas 200 millions de francs guinéens, alors que nous parlons d’une rocambolesque affaire de plus de 35 milliards de francs guinéens, vous verrez que cette garantie est manifestement dérisoire », a fustigé l’agent judiciaire de l’Etat, Me Mory Doumbouya.

Globalement, l’agent judiciaire n’est pas satisfait de l’arrêt de la Cour d’Appel ordonnant la libération de Paul Moussa. La moindre satisfaction qu’il tire de cette décision, c’est le fait que la libération permet de rétablir l’équilibre entre le dossier de Paul Moussa et celui de Sékou Camara, ancien directeur général de l’ex-OGC (Office Guinéen des Chargeurs) devenu Conseil Guinéen des Chargeurs. Poursuivi pour des faits similaires, Sékou Camara avait été condamné à la prison assortie de sursis. Ce qui semblait être déséquilibré pour l’Agent judiciaire de l’Etat. « C’est une décision provisoire, ce qui est important c’est le fond du dossier », a précisé l’avocat.