Développement local : Bourema Condé lance le projet de gouvernance locale (PAGL)

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Dans le but d’améliorer la capacité des collectivités locales dans la gestion des finances publiques au niveau local, le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, Bourema Condé, a lancé,  vendredi 27 septembre 2019, le Projet d’appui à la gouvernance locale (PAGL), financé par la Banque mondiale à hauteur de 40 millions de dollars américains.

Les collectivités locales reçoivent beaucoup d’argent pour le financement des projets pour le développement de leurs localités. C’est pour donc éviter d’éventuels conflits dans la gestion des différentes ressources financières que le gouvernement guinéen, grâce à l’appui technique et financier de la Banque mondiale, a décidé de mettre le PAGL en place afin d’appuyer les élus locaux dans la gestion budgétaire. L’atelier de lancement dudit projet a été organisé par l’Agence nationale de financement des collectivités locales (ANAFIC).

Selon le représentant de la Banque mondiale à cette cérémonie, Alpha Mamoudou Bah, le PAGL a été signé le 9 avril 2019 et est entré en vigueur le 9 septembre dernier. « Ce projet, dit-il, se concentre davantage sur l’institutionnalisation et le renforcement des capacités des acteurs locaux et nationaux, tandis que nos investissements locaux seront désormais financés par le Fonds national de développement local (FNDL). Il met également l’accent sur l’inclusion sociale, notamment des femmes, des jeunes et des personnes handicapées dans le processus de développement local afin de contribuer à la construction d’une communauté plus inclusive.»

Plus loin, M. Bah rappelle que le PAGL est financé par la Banque mondiale dans le cadre du Projet d’appui aux communautés villageoises (PACV) qui cède la place à l’ANAFIC. « Outre les performances et les réalisations antérieures, ce projet s’appuie également sur des innovations. Il s’agit, en effet, du premier projet financé par la Banque mondiale doté d’indicateurs liés au décaissement (ILD) qui servent de déclencheur pour l’appui budgétaire dans le cadre de politiques clés et d’autres actions du gouvernement. De plus, le projet renforce la numérisation des processus de planification et de suivi du développement local, y compris des mécanismes institutionnalisés de participation des citoyens et un système d’alerte précoce et de réaction afin de renforcer la résilience et le contrat social en Guinée», a-t-il expliqué.

Dans son intervention, le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, a fait savoir que le PAGL est un projet qui renforce les réformes institutionnelles en matière budgétaire : « Le PAGL viendra contribuer au renforcement des réformes institutionnelles en matière budgétaire marquée d’une part par la création en 2016 du Fonds national de développement local (FNDL) et d’autre part par l’opérationnalisation de l’ANAFIC. Ainsi, le PAGL va contribuer conjointement avec le PACV, le programme d’appui à l’ANAFIC (PANAFIC) et toutes les autres initiatives de développement local participatives à une meilleure gouvernance financière de nos collectivités. »

Quant au ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, Général Bourema, il a salué les appuis constants de la Banque mondiale à la Guinée : « Si chaque collectivité locale bénéficie aujourd’hui d’un puits villageois, d’un centre de santé, d’un poste de santé, d’un forage, d’une école, etc., c’est parce que la Banque mondiale, l’un des partenaires historiques de notre processus de décentralisation à travers le PACV, n’a jamais lésiné sur les moyens pour accompagner la Guinée à asseoir durablement la décentralisation comme levier de notre politique de développement à la base. »

Bourema Condé a profité de l’occasion pour féliciter et encourager les cadres du PACV dont la poursuite des activités va être assumée par l’ANAFIC : « C’est aussi et surtout la preuve que le PACV a été un modèle de gouvernance réussie, un programme innovant dont les résultats ont éloquemment amélioré la vie des communautés au quotidien, un exemple dont nous devons être fiers parce qu’il a fait des émules à travers la sous-région ouest africaine.  Je voudrais profiter de cette rencontre pour adresser mes chaleureuses félicitations et mes encouragements soutenus à la direction générale et aux cadres actuels de l’ANAFIC pour la qualité de gestion de ce programme, gestion qui fait le facteur favorisant pour le lancement du PAGL. »

Le PAGL se réalisera à travers 4 composantes principales. C’est notamment le soutien à l’opérationnalisation du Fonds national de développement local (FNDL) ; le renforcement des institutions et des capacités pour une gouvernance locale inclusive et responsable ; la gestion du projet et le soutien à l’ANAFIC, et les interventions d’urgence-contingence.

A la fin de l’atelier de lacement du PAGL, les participants ont fait des recommandations, notamment, la mise en place d’un cadre de concertation avec les principaux partenaires techniques et financiers pour une coordination efficace vers les collectivités locales ; l’intégration du Secrétariat national des réformes de l’Etat et de la modernisation de l’Administration dans le comité d’orientation ; l’intégration des comités locaux de concertation dans les groupes d’actions de prévention et de résolution de conflits et la mise en d’un système de capitalisation des acquis afin d’appliquer les succès story sur l’ensemble des collectivités locales.