Devoir de mémoire: ce que les frères d’armes du policier tué à Wanindara retiennent de lui !

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Le brigadier-chef Bakary Camara a été tué sur le terrain alors qu’il était en mission de maintien d’ordre à Wanindara le 8 novembre dernier. Ce lundi 12, un symposium a été organisé en sa mémoire et à celle de l’ancien directeur général de la Police, Fodé Moussa Sylla.

C’était en présence du ministre d’Etat, ministre chargé des Affaires présidentielles et de la Défense nationale, Dr Mohamed Diané, du ministre conseiller à la Présidence chargé de la Réforme du secteur de sécurité, Maramani Cissé, du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Alpha Ibrahima Keira, du chef d’état-major général des Armées, le général Namory Traoré, ainsi que de plusieurs autres cadres du secteur de sécurité et de défense.

Invité au micro à faire son témoignage sur le défunt Bakary Camara, l’adjudant-chef Ibrahima Sory Condé, ami de promotion du brigadier-chef, a livré un message émouvant.

«C’est avec une grande émotion que je prends la parole au nom de toutes les CMIS (Compagnie mobile d’intervention et de sécurité, ndlr), et particulièrement au nom de la CMIS N°3 d’Enco 5 pour apporter notre témoignage suite à la disparition tragique de notre collègue, le brigadier-chef de Police Bakary Camara », a fait remarquer l’adjudant chef Condé.

Bakary, poursuit-il, comme tous nos chers collègues installés depuis le 28 septembre 2009 dans les différentes CMIS, était un homme exemplaire, très social, discipliné, disponible. « Avec sa bravoure, il se faisait distinguer parmi nous, aux yeux de nos chefs ainsi qu’entre nous camarades. Il suffisait de lui poser votre cas social pour qu’il soit avec vous. Mais ainsi va la vie. Et comme le disent d’autres, les bonnes personnes ne vivent pas longtemps. Bakary nous laisse un vide. Oui, un très grand vide à toute la Police nationale, à sa direction générale, à la direction générale des CMIS, mais surtout à la CMIS N°3 d’Enco 5 où il servait », a-t-il témoigné.

Gardant encore les propos du défunt le jour même de son meurtre le jeudi 8 novembre, l’adjudant-chef Ibrahima Sory Condé a confié : «dans sa mission régalienne, comme pour protéger sa propre famille, Bakary   Camara avait pris le téléphone et appelé son grand frère pour lui dire que la route de Wanindara est impraticable. Comme pour mettre sa famille à l’abri. Héla ! C’est lui qui est tombé suite à ces violences. Bakary, gros travailleur de par sa bravoure, nous quitte en laissant un grand vide. Nous nous abstenons par croyance en Allah et pour la garantie de la loi. Parce que nous sommes les garants de la loi. Repose en paix, cher compagnon. C’est l’âme qui est partie. Mais rassure-toi que tu es toujours parmi nous », a lancé l’adjudant Ibrahima Sory Condé.