Devoir de mémoire : il y a 21 ans, on assassinait à Abidjan le célèbre journaliste sportif Boubacar Kanté

octobre 24, 2018 1:32
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24 octobre 1997- 24 octobre 2018. Il y a 21 ans, disparaissait à Abidjan, en Côte d’Ivoire le célèbre journaliste sportif guinéen, Boubacar Kanté, alors qu’il s’apprêtait à rentrer au pays où il venait d’être promu Directeur du Bureau de presse de la Présidence de la République par feu le général Lansana Conté.

Après un très long exil en Côte d’Ivoire, il devait rejoindre définitivement  la Guinée le 25 octobre 1997 pour occuper ses nouvelles fonctions. Hélas ! A la veille de son départ, il a été sauvagement assassiné par des quidams qui n’ont jamais été identifiés.

Alors que le peuple de Guinée se préparait à l’accueillir en bon vivant, c’est plutôt sa dépouille qui rejoindra le pays avant d’être conduite à Dabola sa terre natale où le défunt a été inhumé. A l’époque, une enquête avait été annoncée  pour déterminer les circonstances de cet assassinat et situer les responsabilités. Mais 21 ans après, rien de clair.

Peut-on estimer que l’affaire classée sur l’autel des raisons d’Etat ?  La question se pose. Puisque de l’avis de ceux qui l’ont côtoyé, Boubacar Kanté qui était bien introduit dans les milieux de son pays d’adoption, détiendrait beaucoup de secrets gênants.

Homme de culture confirmé, ce mordu du micro,  dans les années 70, a énormément œuvré pour  l’essor de la musique guinéenne. Porté à la tête de l’ex société nationale de pressage, de production et de distribution discographique Syliphone, Kanté s’est beaucoup investi pour la promotion de notre musique guinéenne. Voilà un autre pan de l’élogieuse carrière que fait noter le consultant sportif Thierno Saïdou Diakité, qui ajoute par la suite que 21 ans après cette tragique disparition, le souvenir de Kanté s’estompe progressivement, pour la simple raison qu’il n’y a pratiquement rien qui puisse l’immortaliser.