Dialogue politique inter guinéen: les travaux ont repris ce vendredi sur fond d’espoir

avril 6, 2018 2:22
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«C’est une forte note d’espoir qui a sanctionné nos travaux, de part et d’autre».

Les travaux du comité de suivi du dialogue politique inter guinéen ont repris ce vendredi 6 avril sous la présidence du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Général Bouréma Condé, a-t-on constaté sur place.

Au sortir de la salle, le général Bouréma Condé a exprimé à la presse l’espoir qui est né de cette reprise des travaux du comité de suivi du dialogue politique.

Lisez plutôt sa déclaration faite à la presse :

«Aujourd’hui, nous avons relancé les travaux du comité de suivi dialogue politique inter guinéen. Cette relance fait suite à la rencontre que son excellence, le président de la République Alpha Condé  a eue successivement avec monsieur le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, avec la mouvance présidentielle, conduite par le député Amadou Damaro Camara et l’alliance républicaine qui avait à sa tête le président Sidya Touré.     

Il y a eu des communiqués ayant sanctionné ces rencontres. Ce sont des communiqués qui disaient, à quelque nuance près, la même chose, qui disaient qu’il faille aller rapidement au niveau  du comité de suivi du dialogue politique inter guinéen à la satisfaction intégrale des points de l’accord du 12 octobre 2016.

Elément nouveau, la résolution du différend post-électoral. Par rapport à ce sujet, les parties prenantes au dialogue depuis toujours, ont toutes répondues présentes ce matin dans la salle de réunion du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Je salue au passage, la présence de nos partenaires techniques et financiers donc, la communauté internationale, les institutions internationales accréditées en Guinée. Je salue également la société civile guinéenne.

Bref, après avoir décliné l’ordre du jour qui a été consensuel, nous avons mis en place la méthodologie que nous entendons imprimer  au comité de suivi. Disons que tout est prioritaire, mais le différend post électoral qui a créé pas mal de remous sociaux, mérite qu’on y attache déjà un intérêt particulier.

Des quatre coins de la Guinée, des notes d’espoir nous viennent actuellement de partout, lesquels ne méritent pas que nous les décevions. Donc, il faut qu’on trouve la solution. Un dialogue n’est pas un procès, ce n’est pas des va-t-en guerre. Un dialogue, c’est la conciliation, un dialogue veut que chacun y donne beaucoup de sa volonté, de sa disponibilité pour que chacun en tire le maximum de profit (…) Nous avons été clairs en précisant que nous n’avons pas le droit de trahir l’espoir des Guinéens qui aspirent toutes et tous à la paix, à la stabilité, à la quiétude sociale dans leur pays et que chacun des douze millions cinq cent mille Guinéens que nous sommes, a une oreille attentive tendue vers le cadre de ce comité de suivi.

Dieu merci, nous nous sommes entendus d’abord que les réunions du comité de suivi ne seront pas espacés, qu’elles se tiendront le plus rapidement et régulièrement que possible. Il y va de la vitesse de la résolution que nous voulons imprimer à nos travaux. Il y va également du renforcement ou de la satisfaction que l’espoir tenu chez les Guinéens envers ce comité du dialogue national.

L’Opposition républicaine, la mouvance présidentielle et l’alliance républicaine, chacun nous fera parvenir le mardi ses griefs que nous mettrons sur la table via les plénières. Mais entretemps, les commissions techniques qui sont au nombre de trois grandes commissions au sein du comité de suivi, qui étaient au nombre de huit au départ,  mais au fur et à mesure que nous évacuons  des sujets, ces commissions se réduisaient et aussitôt, on les auto-centrait. Donc aujourd’hui, il y en a trois grandes commissions qui prennent en compte tous les problèmes soulevés dans le cadre du dialogue politique national. 

Le mardi, nous allons enregistrer les griefs des partis politiques au niveau des commissions techniques chargées des élections locales, ils vont nous faire des propositions techniques de sortie de crise et de consensus, qu’il ne faut pas hésiter de le dire, n’ayons pas peur des mots, le sujet était à la CENI, il a déjà connu un dénouement juridique, aujourd’hui on a dit au comité du dialogue d’en résoudre. C’est une forte note d’espoir qui a sanctionné nos travaux, de part et d’autre».