Dialogue politique: les vérités de Bouréma Condé aux protagonistes

avril 16, 2018 4:16
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« Nous avons été clairs dans les débats, personne n’est gagnant dans les troubles, mais tout le monde est gagnant quand il y a la paix. Nous pensons que cette vérité doit être la leitmotive pour les uns et les autres.»

Le comité de suivi du dialogue inter guinéen s’est réuni à nouveau ce lundi 16 avril à Conakry. Les travaux se sont déroulés sous la présidence du Général Bouréma Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, a-t-on constaté sur place.

Comme la première journée, après le communiqué présidentiel qui a relancé les activités du comité de suivi du dialogue inter guinéen, le ministre Bouréma Condé a réitéré à nouveau qu’une solution sera trouvée à la crise postélectorale. «J’ai espoir que nous trouverons la solution non pas sous forme juridique qui ne saurait jamais être discutée dans le cadre du comité de suivi d’un dialogue et, non plus les arrêts de la CENI. Mais quand il y a solution à trouver, que les guinéens comprennent cette fois-ci, qu’il s’agit d’un autre volet qui s’appelle la négociation pour la paix et pour le bonheur des guinéens».

Lisez plutôt son intervention !

«Nous nous sommes réunis ce lundi 16 avril pour la 21ème session du comité de suivi du dialogue inter guinéen. Il faut rappeler que les deux dernières sessions s’inscrivent déjà après la crise électorale. Ces ceux sessions prennent en compte les différents communiqués qui ont permis au chef de l’Etat Alpha Condé, au chef de file de l’opposition républicaine,  Cellou Dalein Diallo et à Sidya Touré président de l’Union Forces Républicaines (UFR), de réunir à nouveau autour de la table du dialogue, les parties prenantes.  Tout en saluant la présence massive des partenaires techniques et financiers ainsi que la représentation des quotas indiqués par les formations politiques au niveau de la CENI, de la société civile et des experts.

Comme il a été recommandé la semaine dernière, les différentes plaintes des différents partis politiques en compétition,  ont été condensés aujourd’hui. Une fois que le dossier purgé juridiquement, une fois que les résultats sont proclamés par la CENI, quand le dossier est remis au comité de suivi du dialogue pour solution, il faut qu’on soit clair, il ne s’agira plus alors d’un procès mais plutôt que nous nous entendions, qu’on parte en négociation entre les différentes parties plaignantes.

C’est dans notre volonté de consolider cette approche que les débats d’aujourd’hui sont inscrits. Nous avons salué la disponibilité de la mouvance présidentielle, de l’opposition républicaine et de l’UFR à aller dans cette direction.

Naturellement, nous allons travailler de façon restreinte à certains niveaux. Ces débats ne peuvent ne pas être publics, ce sont des négociations entre les formations politiques que nous avons simplement demandé de voir au-dessus des intérêts politiciens, notre pays la Guinée. De voir ce que valent la paix, la quiétude sociale et la sérénité pour le peuple de Guinée. Nous avons été clairs dans les débats, personne n’est gagnant dans les troubles, mais tout le monde est gagnant quand il y a la paix. Nous pensons que cette vérité doit être leitmotive pour les uns et les autres.

J’ai espoir que nous trouverons la solution non pas sous forme juridique qui ne saurait jamais être discutée dans le cadre de comité de suivi d’un dialogue et, non plus les arrêts de la CENI. Mais quand il y a solution à trouver que les guinéenne comprennent que cette fois-ci, il s’agit d’un autre volet qui s’appelle la négociation pour la paix et le bonheur des guinéens».