Dialogue politique: l’opposition républicaine campe toujours sur ses revendications

avril 16, 2018 8:03
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Le comité de suivi du dialogue politique inter-guinéen s’est poursuivi ce lundi 16 avril au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. L’opposition républicaine a été représentée par le député Mamadou Cellou Baldé de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), a-t-on constaté sur place.

Dès sa sortie de la salle, Cellou Baldé a déclaré que la lutte continue en ce qui concerne, non seulement la réclamation de la vérité des urnes, mais aussi la mise en œuvre de l’accord politique du 2 octobre 2016. Lisez sa réaction :

«Ce matin, il y avait deux points inscrits à l’ordre du jour. Le premier a été le compte rendu du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et par ailleurs président du comité de suivi du dialogue politique inter-guinéen. Son discours a été axé sur la réclamation des partis politiques, notamment l’UFDG, le Bloc Libéral et la liste indépendante de Boffa et autres. Bouréma Condé a catégorisé les types de réclamation des partis politiques par rapport à la recherche de solution.

Le second point a été l’audit du fichier électoral, la CENI a fait le point de la situation et il s’est trouvé qu’il y a une contrainte liée à cela. La CENI a fait l’analyse de la loi électorale par rapport à l’accord politique. Il est question aujourd’hui de faire l’audit du fichier électoral mais également  tenir les échéances électorales à date comme prévu dans le code électoral.

Si on doit faire l’audit du fichier électoral en respectant tous les délais par rapport aux procédures de passation du marché en république de Guinée, nous allons nous retrouver vers le mois de juillet 2019 alors que la loi prévoit qu’il y ait une révision avant d’aller aux élections nationales. Aujourd’hui cette question est ramenée au niveau des entités politiques pour en débattre afin de savoir quelle est la solution alternative qu’il faut trouver à ce problème. Est-ce qu’on peut repousser les élections législatives ? La question reste posée, rien n’a été décidé. Est-ce que nous allons trouver une solution alternative qui ne soit pas l’audit comme il a été prévu dans les accords (…). Ce sont des questions qui seront débattues dans les états-majors et à partir de la semaine prochaine, nous allons commencer à nous prononcer là-dessus».