Diécké/Yomou : les hévéaculteurs locaux réclament à la Soguipah leurs arriérés

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Au lendemain de la rentrée scolaire, les producteurs de palmier à huile et d’hévéa des zones de la Société guinéenne de palmier à huile et d’hévéa (SOGUIPAH) se sont retrouvés le lundi 7 septembre dans la salle des planteurs de Diécké. Objectif, faire le point sur le paiement de leurs arriérés ainsi que l’état de versement des ristournes de la Soguipah.

Ces planteurs de la zone de Soguipah sont, depuis plusieurs mois, confrontés à d’énormes difficultés financières dues aux arriérés accumulés par cette entreprise. Cette situation de précarité se trouve aggraver aujourd’hui avec la réouverture des classes.

Selon, le Vice-président de l’Union des planteurs de Diécké, Yonh Joël Mahomy, les paysans ne parviennent plus à faire face non seulement aux besoins familiaux mais surtout aux scolarités de leurs enfants.

C’est pour ces raisons, nous a expliqués Yonh Joël Mahomy, les producteurs se sont retrouvés avec leurs représentants au sein des unions pour exprimer leurs détresses face à ce qu’ils qualifient de « manœuvres’’ de la Soguipah à leur égard.  Et ce conclave a été sanctionné par une déclaration.

« Le directeur général de la Soguipah, Michel Beimy nous a convaincus de livrer nos productions à sa société. Mais aussi il a sensibilisé nos familles à lutter contre le vol des biens de la Soguipah… Aujourd’hui, l’usine est remplie de caoutchouc. Alors nous demandons que le directeur général de la Soguipah nous paie notre argent afin de nous permettre de soutenir famille et payer les dettes que nous avons contractées avec les gens depuis des mois. Nos enfants sont actuellement à la maison. Ils ne peuvent pas aller à l’école parce que les parents que nous sommes, n’avons d’argent pour payer leurs fournitures », s’est lamenté Nian Mini, un des planteurs locaux.

Pour sa part, Dr Zaoro Maomy, ancien Secrétaire général de l’université de N’Zérékoré, indique que ‘’les difficultés des paysans se résument, entre autres, au non-paiement des ristournes qui date plus de 6 ans, à l’abandon des pistes rurales reliant les plantations et au non-respect des promesses tenues par la direction générale de la Soguipah… »

« Le Directeur général de la Soguipah et ses cadres ont procédé à une vaste campagne de sensibilisation des planteurs invitant ceux-ci à livrer leurs productions à l’usine afin de leur permettre de payer les arriérés au bout de deux mois.  Aujourd’hui, les planteurs ont favorablement répondu à cet appel de la direction de la Soguipah dont les promesses tardent à se concrétiser », a fait remarquer un autre paysan.

Par ailleurs, joint par Guinéenews, le directeur chargé des plantations familiales, Pé Zinh, a tenté de rassurer les planteurs tout en les invitant à garder encore patience : « les planteurs savent que la date prévue pour le paiement de leurs arriérés qui censés se faire au bout des deux mois comme promis par le directeur général de la Soguipah, n’est encore pas encore expiré. C’est pourquoi j’invite les planteurs à observer plus de patience… »