Données provisoires du fichier électoral : les aspects qui ont suscité le débat

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Suite à la présentation des données provisoires du fichier électoral en vue des élections législatives du 16 février par la commission électorale nationale indépendante (CENI), ce jeudi 9 janvier à Conakry, il  y a eu des échanges entre les invités et le présidium composé de la CENI et ses partenaires. Parmi les  représentants des institutions républicaines, les partenaires au développement, les acteurs politiques et la société civile, certains ont pris la parole pour exprimer leurs préoccupations ou formuler des  recommandations et suggestions.

Au titre des questions et préoccupations, c’est le cas des électeurs déjà existants dans l’ancienne base de données et le cas de la francophonie qui sont le plus revenus dans les débats. Concernant  les 3 Millions et quelques d’électeurs qui ne se sont pas fait enrôler à nouveau, la CENI, par la voix de la directrice Département Fichier, répond que l’organe de gestion des élections en Guinée n’a légalement aucun moyen d’extraire un électeur. Même, admet-elle, parmi les recommandation faites lors de l’audit du fichier électoral, il était prévu que chaque électeur devait repasser devant la machine…

Dans la même logique, répondant à une autre préoccupation, Djénabou Touré déclare que les électeurs déjà existant dans le fichier avant le dernier recensement pourraient voter au Sénégal et en Angola. A condition, pour le cas de l’Angola, que les autorités de ce pays le permettent, précise-t-elle.  Rappelant que, suite aux violences électorales survenues au sein de la communauté guinéenne en 2015, Luanda avait pris des mesures contre certaines activités politiques guinéennes sur son territoire… Ce qui a fait que les  dernières opérations d’enrôlement n’ont pas été possibles dans ce pays en dépit de la forte présence des ressortissants guinéens en Angola.

Bien sollicité aussi à la fois par la CENI et les invités (politiques et institutions), le représentant de la Francophonie à cette rencontre n’a pas été un simple spectateur. Au début des deux rencontres, à la demande de la CENI, Sabio Gaya a pris la parole chaque fois après le représentant d’Inovatrics, pour dire tout le bien qu’il pense de la CENI et de la qualité de son travail…

Mais en répondant aux questions sur le processus électoral en cours, il s’est montré enthousiaste mais très prudent.

«L’étape n’est pas propice à l’évaluation », répond-il. Rappelant que la procédure n’est pas encore à son terme et que c’est seulement en voyant les données définitives que la Francophonie qu’il représente, pourrait faire une évaluation objective. Un optimisme même prudent qui ne l’empêche cependant pas d’apprécier le « travail professionnel » des membres de la CENI.