Dossier – Guinée : le blocus dans la vente de la musique guinéenne à l’international et les remèdes pour inverser la tendance (2e partie)

octobre 30, 2018 1:48
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La problématique de l’exportation de la musique guinéenne à l’international reste une équation entière. Cette situation est due à des raisons à la fois multiples et profondes s’expliquant notamment par le plagiat et l’amalgame que font actuellement les artistes. Lire pur relire :

Et le directeur national de la Culture en est vraiment conscient. Jean Baptiste Williams s’est d’ailleurs toujours illustré dans la dénonciation de cet état de fait. « Parce qu’on pense que ce que les autres font chez eux, c’est ce qu’il faut imiter pour être aussi dans le cœur d’un large public international. Alors que ceux qu’ils imitent généralement n’ont fait que travailler sur leurs racines, exhumer leurs folklores, les travailler et les rendre vraiment au goût du jour », rappelle-t-il.

Loin de faire l’apologie de la tradition, Jeannot Williams soutient qu’il faudrait que les artistes sachent faire un dosage intelligent de la musique traditionnelle guinéenne et essayer de la mettre au goût des autres saveurs internationales. Toute chose qui, de l’avis du directeur national de la Culture, implique l’engagement des artistes à porter véritablement dans leur cœur la valorisation du folklore national, l’enrichissement de celui-ci, ainsi que son ouverture vers les autres.

 « Je ne jette pas l’anathème sur tous les artistes de la nouvelle génération. Il y en a qui abattent de bons travaux. Mais tant que nous n’exploitons pas notre identité à bon escient, je crois qu’on mettra du temps avant de nous refaire la place au soleil », prédit-il.

 « Certains vont penser que nous aimons trop parler de la gloire des anciennes époques, au moment où Syliphone éditait la musique guinéenne. C’est vrai que c’était un travail d’exhumation folklorique très poussée. Et on peut même dire que c’était l’âge d’or de la musique guinéenne, au milieu des années 70. Et avec la régie Syliphone, on avait plus de 1800 titres. C’était une des rares maisons d’édition qui pouvaient produire autant de titres. C’est un minimum que je vous donne pour ne pas dire que c’est plus de 2000, pour être prudent avec les chiffres. Alors, vous remarquerez que toutes ces productions Syliphone continuent encore à s’imposer. Et il y avait un peu de tout dedans : la musique des orchestres, le folklore, le chœur, etc. Et parfois, même des récitals de poème ont été édités par Syliphone. Donc, avec ce travail, dès les premières notes, vous savez que là, c’étaient des sonorités qui venaient de la République Guinée. Bien sûr, il y a la Culture guinéenne. Mais il y a également les cultures guinéennes. Parce qu’on ne pouvait pas confondre un orchestre du Nimba Jazz de Nzérékoré à un 22 Band de Kankan. Les sonorités du Horoya Band étaient différentes de celles du Bembeya Jazz. Le Camayenne Sofa avait sa sonorité, ainsi de suite… Mais le tout se passait en sorte que la diversité guinéenne se reflétait et se ressentait sur toutes les productions musicales », commente Jean Baptiste Williams.

Ouverture de la musique guinéenne au reste du monde sous la première République

Sous la première République, avec cette large palette, chacun trouvait son compte. Et la musique restait authentiquement guinéenne, mais ouverte sur le monde. A ce jour, à l’allure où vont les choses, il est impérieusement nécessaire qu’on fasse attention et qu’on revienne sur terre pour sauver le riche patrimoine musical du pays. Car, l’animateur des célèbres émissions ‘‘La sono mondiale’’ et ‘‘Les merveilles du passé’’ à la radio nationale fait remarquer qu’il y a certains jeunes  qui engrangent aujourd’hui des succès, mais qui ne prennent pas assez de temps pour travailler.

 « Parce que la musique, ce n’est pas que tu sortes aujourd’hui, tu vas au studio, – parce que c’est l’amour qu’ils chantent généralement -, tu fais une chanson trop lover-lover que tout le monde apprécie. Et dès que tu finis, parce que l’appréciation est au top, tu dis tout de suite que tu es une star, que tu es une vedette. Et voilà, ça te tourne la tête. Or, tu n’es parti nulle part. C’est un seul titre. Alors que si vous prenez aujourd’hui les musiques qui se sont imposées à travers l’Afrique et le reste du monde, ce sont des artistes qui n’ont pas moins d’une cinquantaine d’albums. Donc, il faudrait qu’on fasse très attention,  que nos artistes se ressaisissent et que chacun essaie de revoir la copie », interpelle Jean Baptiste Williams.

A sa suite, le journaliste culturel et correspondant de l’émission Couleurs tropicales de Rfi estime, à l’entame de son intervention, que l’industrie mondiale de la musique a évolué et que la Guinée doit suivre la cadence, puisque qui n’avance pas, recule.

« Aujourd’hui, l’industrie musicale mondiale a franchi un autre cap. On parle du digital. La technologie évolue de jour en jour. La vente physique des CD se fait de plus en plus rare surtout sur le continent africain. La commercialisation des œuvres musicales se vend de plus en plus en ligne. On peut citer des sites de téléchargement comme Amazone, Deezer, Spotify, etc. La technologie évolue. Et l’industrie musicale doit s’y adapter aussi », fait noter Aly Bongo Léno.

Poursuivant, le journaliste culturel reconnaît qu’il n’y a pas d’accompagnement de l’Etat, pas non plus de structures managériales professionnelles pour encadrer les artistes. « Aujourd’hui, ce n’est plus l’Etat providentiel comme sous la première République où il y avait Syliphone et Elimas. Alors, pourquoi nos artistes sont en manque de créativité ? », s’interroge Aly Bongo Léno, avant de se répondre : « C’est parce que simplement ce sont des mécènes qui financent leurs albums. Et les artistes font l’autoproduction. Du coup, ils se retrouvent face à un dilemme : est-ce qu’il faut aller vers l’international en réduisant le temps d’un morceau par exemple ou rendre hommage à celui qui a financé l’album? Au finish, ils optent pour la seconde alternative qui leur permet peut-être d’avoir une maison, une voiture. Parce qu’ils manquent justement de vision large pour conquérir le marché mondial », dénonce-t-il vigoureusement.

Pour sa part, Al Souaré, journaliste culturel au groupe Hadafo Médias impute la mévente de la musique guinéenne à l’international au manque d’audace et au fait qu’on ait beaucoup importé certains courants musicaux. « Du coup, on s’est déraciné et s’est éloigné de notre identité culturelle réelle. Difficile donc désormais de nous faire remarquer par des majors. Ce qui reste pourtant un passage obligatoire pour une carrière à l’international, parce que la musique, c’est aussi du réseautage », soutient le journaliste de la radio Espace FM et d’Espace TV.

L’autre aspect, poursuit notre interlocuteur, c’est le fait de ne pas prendre des risques en tentant des choses que d’autres personnes n’ont pas toujours réalisées en matière de featuring ou de clip vidéo.

« Prenez l’exemple d’Olamide du Nigeria. Voici un artiste qui a su se démarquer d’abord par la qualité de ses clips avec toute une mise en scène avant que les uns et les autres ne soient attirés par ce qu’il fait comme musique. Garder ses racines c’est l’essence même de tout artiste local qui aspire au succès. La preuve, Youssou Ndour, Koffi Olomidé, Oumou Sangaré, Mory Kanté, – la liste est longue -, font partie du patrimoine culturel musical africain. Ils ont su, malgré leurs nombreuses tournées et collaborations, garder ce qu’il y avait de plus substantiel dans leurs musiques : la kora, les percussions, le balafon, etc. », égrène Al Souaré au micro de Guineenews.

L’exportation d’une musique à l’international nécessite aussi…

 Dans la promotion d’une musique à l’échelle internationale, il convient de travailler son image. En ce sens que si un artiste n’a pas une notoriété et une légitimité locales, de facto, il  devient impossible pour lui de percer à l’international. Ceci est la loi du milieu. Et cela passe nécessairement par la discipline, le développement de carrière, avant même de parler du talent. Car, si l’artiste a du talent sans ces autres qualités, il lui sera difficile de faire carrière.

En général, Al Souaré décèle en l’artiste guinéen une vision ‘‘restreinte’’ des choses. Pour ce journaliste culturel, une dédicace, un sumu ou un show de la rue, tout ceci n’est pas mauvais en soi dans la consolidation de la carrière d’un artiste.

« Ce sont nos mœurs. Mais, le combat ne se limite pas qu’à ces aspects des choses. Alors qu’il convient de s’entourer d’un staff managérial qui a un carnet d’adresses bien fourni, notamment  avec les médias, les artistes, les festivals et les compétitions musicales. Cela vous permet de donner une impulsion à votre carrière », soutient-il.

« Aussi, avoir une communication agressive, multiplier les collaborations tant locales qu’internationales. Cet ensemble vous permet de vous faire remarquer et d’avoir plus de chance d’être programmé pour de grands festivals. Mais sans respect, sans vision, sans discipline, tout ceci est voué à l’échec. Alors, vous avez deux choix : celui de devenir une simple star locale bonne à jouer et à faire des premières parties d’artistes étrangers ou vous rentrez dans les codes pour mieux exporter votre produit », conclut le patron de Nord Sud Communication.

De son côté, Ablaye Mbaye, artiste, auteur-compositeur et membre du groupe Degg J Force 3 situe le nœud gordien de cette problématique  à plusieurs niveaux. Notamment au niveau des productions où il décèle des problèmes de standard, de son, de mix et de mastering.

« Il y a beaucoup d’artistes qui commencent aujourd’hui à rentrer dans la ligne pour faire des clips de standard international. Si vous remarquez bien, tout ce qui marche ailleurs, en tout cas dans la sous-région, même ceux qui ne parlent pas bien français, ils essaient, dans leurs morceaux, de placer des mots en français pour que les autres de la sous-région puissent comprendre. Il faut qu’on transcende la barrière linguistique. On garde notre originalité, tout en essayant de faire un ou deux couplets pour que les autres se reconnaissent dedans », fait noter Skandal, même s’il dit par ailleurs que cet aspect linguistique n’est pas assez important, vu que la musique n’a pas de frontières.

« La preuve, cite-t-il à titre d’exemple, les Nigérians, on les écoute ici. Mais, on ne comprend pas forcément leur langue. L’autre souci qui fait que la musique guinéenne ne s’exporte pas, c’est le problème de moyens. Car, aujourd’hui, pour vendre sa musique à l’international, pour pouvoir communiquer à l’international, il faut avoir beaucoup de moyens. Les chargés de communication à l’international coûtent extrêmement cher. La production en tant que telle coûte cher également. Il en est de même pour les clips. La diffusion, on n’en parle pas. Le gros de souci reste donc le problème financier. Aujourd’hui, si la musique nigériane se consomme mieux dans la sous-région et partout à travers le reste du continent, c’est parce qu’ils ont beaucoup de moyens financiers en plus de leurs talents. Il y a beaucoup de gros producteurs qui sont capables de mettre 30 à 40 mille dollars sur un seul clip, je ne parle même pas de l’album. Il faut qu’on puisse arriver à ce niveau pour pouvoir mieux s’exporter », préconise Ablaye Mbaye.

 Quid de la subvention du secteur culturel guinéen

A ces nombreux problèmes susmentionnés, vient se greffer la volonté politique qui manque surtout dans le secteur culturel du pays. Or, il faut que la Culture soit subventionnée comme c’est le cas partout à travers le monde. Aussi, il faudrait qu’on soit en mesure de se doter des moyens techniques pour pouvoir faire, à la base, des productions de qualité. Ensuite, se doter des moyens financiers pour pouvoir exposer des productions de qualité en dehors de la Guinée et faciliter la circulation des artistes. Telles sont les autres formulations de ce membre du groupe Degg J Force 3.

L’autre aspect qu’il n’occulte pas dans son speech, c’est l’implication des médias et d’autres DJ des discothèques dans la diffusion en priorité de la musique guinéenne. « Car, plus on a de la force ici, plus on en a à l’international. C’est le cas du Nigéria. A ce niveau également, si les artistes nigérians sont très forts dehors, c’est parce que chez eux, ils ont d’abord le soutien des médias locaux et du public. Donc, ça leur donne tellement de force. C’est pourquoi si vous vous rendez sur leurs chaînes Youtube, vous trouvez des millions de vues. Et le monde est impressionné par cela. Mais en réalité, la majorité vient de leur pays. Un exemple, en France, pour qu’un morceau passe sur les radios, il faut qu’il soit fait à 70% en français. Et ce sont les artistes français qu’on écoute le plus. Donc, il faut qu’on valorise notre musique ici d’abord, notamment dans les médias, les discothèques et même dans le mental du public », insiste-t-il.

Artiste avérée doublée de directrice de l’Agence guinéenne de spectacles, Sayon Bamba trouve, elle aussi, que la problématique est due à plusieurs facteurs. Et pour asseoir son argumentaire sur une base, elle soutient que dans un premier temps, la musique guinéenne s’est totalement renfermée sur elle-même durant les 30 dernières années où les artistes étaient plus tournés vers les habitants du pays que sur une vision internationale.

Car, dit-elle, si on est dans une démarche d’écriture internationale, c’est qu’on est dans la valorisation de notre patrimoine culturel. « Or, vous n’êtes pas sans savoir que les artistes guinéens se sont mis à imiter les artistes d’autres pour servir leur public à la base, pour essayer de diversifier et prouver à celui-ci qu’ils étaient forts aussi tant dans la musique sénégalaise que celle congolaise, oubliant du coup de vendre ces sonorités guinéennes qui se trouvent déjà très riches. Alors, comment voulez-vous qu’un programmateur extérieur programme des artistes guinéens si c’est pour qu’ils partent jouer du Soukouss ? S’il veut du Soukouss, il va programmer les Congolais », martèle comme regard Sayon Bamba.

Problème de visas et court séjour à l’index

Selon la directrice générale de l’AGS, l’autre problème qui se pose est lié aux visas. Pourtant, estime-t-elle, les artistes, pour qu’ils soient autonomes aujourd’hui, ils doivent jouer dans tous les pays du monde. Ce qui n’est nullement le cas dans la pratique.

« C’est comme si on disait à un médecin diplômé qu’il n’y a pas d’hôpital où il peut exercer. Alors, si ce champ d’action de ce médecin est fermé, on tue la profession et le médecin se retrouve à mendier. Les artistes guinéens se sont donc retrouvés dans cette difficulté. Et pourquoi ? Parce que les ambassades donnent des visas trop justes. Et les artistes partent avec l’idée selon laquelle s’ils reviennent au pays, ils n’auront plus l’opportunité de repartir jouer si un tourneur ou un programmateur a besoin d’eux. Résultat : quand ils y sont, ils décident de rester, parce qu’ils ont envie de continuer à gagner de l’argent pour pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles respectives. Ce qui rend difficile la chose, puisque si un artiste s’enfuit, cela décrédibilise la structure qui le fait jouer. Et automatiquement, c’est tout le système qui est affecté. Ceci étant, l’on n’a plus besoin de mettre des millions sur les artistes qui vont vous créer d’énormes soucis », révèle-t-elle.

« A cela, poursuit Sayon Bamba, s’ajoute le facteur familial. Puisqu’il arrive que même si on a envie de retourner, il y a la famille qui vous le défend en vous exhortant d’y rester. Socialement, chacun a sa petite dose de responsabilité dans la situation. Et comme il n’y a aucune action juridique contre cet état de fait, on est perçu comme complice. Sans parler du visa-business avec ceux-là même qui sont censés défendre les artistes. Ce sont eux-mêmes qui se livrent à la vente des visas, privant ainsi les artistes de leurs visas en les commercialisant à des gens qui ne sont pas du tout artistes. Et quand les autorités en charge de livrer les visas se rendent compte de cette situation, il n’y a pas à s’étonner de voir que ces artistes soient bloqués et qu’ils se retrouvent dans la précarité ».

Au regard de toutes ces malheureuses situations, notre interlocutrice indique qu’il faudrait qu’on fasse voyager les artistes avec un vrai aller et un vrai retour avec un long séjour qui les rassure qu’ils ne vont pas en Europe ou aux Etats-Unis pour y rester.

« Ceci est un acte social très fort qui réconforte la profession et qui peut faire que les problèmes d’immigration chez les artistes diminuent, voire disparaissent. Parce qu’un artiste qui a la possibilité de partir quand il veut et où il veut exercer son métier, c’est un artiste qui n’a pas besoin de rester ailleurs. Donc, si nous arrivons à fluidifier la circulation de ces artistes, ça va les inciter à être plus créatifs. Parce qu’ils seront obligés de composer de vrais textes et chanter de vraies chansons que d’aller chanter le nom d’une personne lambda qui ne sera même pas là pour voir le concert en Europe par exemple », émet-elle en guise de vœux pieux.

Pour rappel, à la tête de l’ex société nationale de pressage, de production et de distribution discographique Syliphone, le défunt célèbre journaliste sportif Boubacar Kanté s’est investi pour la promotion de notre musique moderne. Il déclarait dans une de ses sorties médiatiques que l’exportation de la musique guinéenne reste liée à une question de réussite, de manageriat, et puis aussi d’argent.

« Il faut que les gens sachent qu’il faille aller à l’étranger écouter les autres musiques et voir les grands concerts. On doit comprendre que les sons se font à Paris malheureusement aujourd’hui, aussi à Londres et aux Etats-Unis. Là-bas, vous ne serez pas avec votre orchestre, seulement avec une ossature de gens qu’on appelle les requins de studio pour vos disques, et puis ensuite pour les shows, selon votre personnalité musicale plus votre stature de musicien, vous aurez des musiciens professionnels. La Guinée va venir aussi en musique. Mais il faut beaucoup d’efforts d’organisation, et qu’on n’attende pas tout de l’Etat. Il faut de l’imagination, parce que ce qui se fait actuellement en Côte d’Ivoire, au Sénégal est significatif. En 70-73, tous ces pays étaient derrière la Guinée. Ils ont évolué avec des initiatives personnelles. Par exemple, Aïcha Koné va enregistrer à Paris avec son argent personnel. On n’attend pas toujours l’apport du gouvernement pour entrer en studio ou acheter des instruments de musique. Il faut donc que les Guinéens commencent à s’obstiner, qu’ils s’organisent. Si le manageriat est fait, il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas compétir avec les meilleurs. En tout cas, pour le moment, le label Guinée, c’est Mory Kanté qui fait partie des grands de la world music. Pour le reste, il faut que les musiciens acceptent de voyager à l’étranger et qu’ils acceptent aussi d’aller à l’intérieur du pays enregistrer les sons du terroir. Il y a des rythmes extraordinaires, qui ne demandent qu’à être valorisés », analysait celui qui a été assassiné en Côte d’Ivoire le 24 octobre 1997 alors qu’il s’apprêtait à rentrer en Guinée où il était promu directeur du Bureau de Presse de la Présidence de la République.

A la lumière de tout ce qui précède, il y a lieu aujourd’hui plus qu’hier d’allouer un budget consistant au Fonds d’aide aux actions culturelles. Aussi, mettre en place un fonds de soutien à la création artistique et culturelle devant être mis à la disposition des opérateurs culturels privés. Initier des sessions de formation à l’intention des journalistes et animateurs culturels, des managers et des artistes. Le besoin est là.

Pour une meilleure structuration et professionnalisation du secteur de la Culture, il est important que toutes ces associations, que toutes ces corporations-là se retrouvent autour d’un idéal pour permettre à chacune d’elles de renforcer ses capacités. Surtout, il faut qu’on considère la Culture comme un secteur dynamique du développement. D’où son nom : l’économie créative.

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