Double scrutin du 22 mars : Pas d’élection dans les 13 sous-préfectures de Labé

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CEPI, Labé
Décidément, il n’y aura pas d’élection dans les 13 sous-préfectures de Labé où les maires dans leur ensemble refusent de réceptionner le matériel électoral déployé par la commission électorale nationale indépendante (CENI). Pour ces maires qui ont tous été élus sous la bannière de l’UFDG (union des forces démocratiques de Guinée) il n’est pas question d’aller à ces élections controversées.
Une information confirmée par le président de la CEPI (commission électorale préfectorale indépendante) de Labé. « C’est ce qui se dessine jusqu’à maintenant. Les maires ont refusé d’appuyer le processus dans son ensemble. Donc, ils n’ont pas accepté d’appuyer la réception du matériel et ils disent qu’ils n’abriteront pas les bureaux de vote », confirme El Hadj Lamine Sangaré au micro de Guineenews©.
Pourtant, dit-il, le matériel devrait déjà être sur place à cette heure. « En principe, c’est aujourd’hui que le matériel pour les sous-préfectures devrait être acheminé. Mais compte tenu de leur réticence, on était en concertation et j’avais informé la CENI, qui  à son tour, a informé le ministre de l’administration et on attendait les dernières directives », ajoute le président de la CEPI de Labé.
« Jusqu’à maintenant, il n’y a pas eu de directives, il n’ya pas eu d’instructions et vu les menaces qui règnent dans les localités, on a peur d’envoyer le matériel électoral parce que réellement j’ai peur qu’il y ait perte d’homme vraiment », ajoute-t-il.
A la question de savoir pourquoi la tutelle c’est à dire les sous-préfets n’essayeraient pas gérer le processus en lieu et place des maires comme cela est d’actualité dans les communes urbaines, El Hadj Sangaré est on ne peut plus clair. « Les sous-préfets, il y a beaucoup d’entre-eux, je crois bien 7 qui ont été chassés, c’est un. Deuxièmement, pour ceux qui restaient aujourd’hui à Taran, j’ai appris qu’ils ont cadenassé son bureau. Parce qu’on avait espoir qu’il pouvait y avoir au moins un bureau dans sa sous-préfecture…», regrette-t-il.
A moins de 48 heures du double scrutin, les difficultés continuent à se multiplier dans la région administrative de Labé.