Douprou /Boffa : quand des femmes embrassent les activités maraîchères pour survivre

février 5, 2019 5:24

Pour pallier le manque d’emplois de leurs fils, maris et pour leur survie, les femmes de la commune rurale de Douprou et de Tougnifily ont décidé de se lancer dans des activités génératrices de revenus. Elles se sont adonnées à l’agriculture, à la saliculture et l’arboriculture fruitière.

Pour cela, ces femmes ont mis en valeur un bas-fond de dix hectares avec l’appui matériel et technique de la Direction préfectorale de l’agriculture de Boffa.  L’objectif de ces activités, à en croire les promoteuses, s’inscrit non seulement dans le cadre du développement de la restauration des moyens de subsistance mais aussi accompagner les populations vers des activités productives et économiques.  En réalisant ces différentes activités, les femmes comptent se prendre en charge, prendre en charge leurs maris et fils.

A Douprou bas-fond, par exemple, elles sont nombreuses à pratiquer diverses cultures maraîchères au bord d’une rivière. Ces mères de familles se retrouvent matin et soir pour entretenir leurs cultures. C’est le cas de Macire Soumah. Au micro de Guineenews, elle affirme : «  mon mari ne travaille pas  et le moment est très dur. C’est pourquoi, je pratique  la culture de tomates, d’aubergines et de manioc. Puisque quand je vends les feuilles de manioc, ça me permet de joindre les deux bouts.  (…) Donc ce bas-fond a un rendement incalculable. Actuellement, nous recevons les appuis techniques et matériels de la part de la société minière Bel-air Mining, dans le cadre d’amélioration des conditions de vie des impactés du projet pour le développement et la consolidation des activités génératrices de revenus ».

 Pour Djeninka Camara, la seule manière de subvenir à ses besoins aujourd’hui à Foulaya, un autre district  de la commune rurale de Douprou, c’est de s’adonner à la saliculture. « Moi, mes fils étudient et ne comptent que sur les revenus de cette activité et mon époux est un pêcheur. Ce qu’il gagne là-bas est insuffisant. Donc, pour aider mon époux, je fais l’extraction du sel solaire avec mes enfants pendant les congés. Avant je tombais malade sous l’effet du feu et le transport des fagots de bois. Mais, aujourd’hui, on a reçu une formation de l’extraction du sel à l’aide du soleil avec des matériels de travail de la part d’Alufer. Ils ont dit que la pratique que nous étions en train de faire a un effet néfaste sur l’environnement. Depuis lors, les choses se sont facilitées pour moi. La saliculture me rapporte beaucoup. Je suis dans un groupement aussi je travaille pour moi et pour notre groupement. Ainsi avec notre groupement, nous pouvons produire en une année 39 tonnes de sel solaire ».