DPJ : après Chérif  Bah, vers la première nuit en détention de Gaoual, Etienne et Abdoulaye Bah

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La décision de la direction de la police judiciaire quant au sort réservé aux opposants auditionnés hier mercredi et ce jeudi 12 novembre se fait encore attendre. Et la longue attente ne rassure pas. C’est ce que nous retenons du bref entretien accordé à la presse par l’avocat Me Alseny Aïssata Diallo.

« L’espoir est mince », l’avocat nous le disait un peu plutôt au téléphone. Et à l’entendre à nouveau, il ne semble avoir d’évolution positive pour ses clients, même s’il garde encore patience en retournant dans les locaux de la DPJ. Les opposants   en interrogatoire, Chérif Bah (depuis hier), Ousmane Gaoual Diallo, Etienne Soropogui, Abdoulaye Bah (aujourd’hui) risquent de ne pas rentrer à leur domicile. En dépit de la demande faite par leurs avocats qui ne manquent pas d’arguments pour soutenir que le risque pour leurs clients de s’enfuir est inexistant.

Il n’y a toujours pas de réponse « explicitement » donnée par les autorités de la police judiciaire. Mais Me Diallo ne se fait pas d’illusions. Tout porte à croire que comme M. Cherif Bah dont l’interrogatoire est terminé depuis hier », ils vont rester là jusqu’à demain. Et d’expliquer sa lecture par la logique selon laquelle, « quand la réponse tarde à venir par rapport  à une question, ça veut dire qu’il que la réponse est négative ou il n’y a pas de réponse ».

A propos de la demande de mise en liberté ne serait-ce que provisoire, « nous voudrions que la direction de la DPJ accepte de les (clients) mettre à notre disposition. Même si on revenait demain pour la suite des enquêtes », précise-t-il.

Mais Me Diallo garde peu d’espoir quant au fait de voir cette démarche prospérer. Et le cas du vice-président de l’ufdg, Chérif Bah interpellé et en détention depuis hier ne le rassure pas non plus. »Son (Chérif  Bah) interrogatoire est terminé depuis hier. Malheureusement il a passé la nuit ici à la DPJ », déplore l’avocat.

Face à cette réalité, l’avocat qui réitère que ses clients « ne se reprochent rien »,
commence déjà à se tourner vers les principes légaux. Il rappelle que la détention provisoire ne doit durer que 72 heures…

Par ailleurs, il confirme l’arrivée prochaine, sûrement demain, de l’ancien député Cellou Baldé à la DPJ, sans pouvoir faire autant pour ce qui est de Sékou Koundouno qui s’est déjà fait attendre toute la journée de ce jeudi.