Dr Faya : « c’est un parjure que d’avoir présidé à la mort de plus de 200 Guinéens… »

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Les leaders du Front national pour la défense de la Constitution entendent intensifier leurs manifestations jusqu’au départ du président Alpha Condé du pouvoir. Si de l’avis de certains observateurs, cette option est aberrante de la part des opposants au projet d’un troisième mandat pour l’actuel locataire du palais Sèkhoutouréya, Dr Faya Millimouno a un avis plutôt contraire.

Pour le président du Bloc libéral, demander le départ d’un président démocratiquement élu n’est pas un fait isolé, mais du déjà entendu. « Quand on a été élu, c’est pour gouverner le pays conformément à la Constitution sur laquelle on a juré, et conformément aux lois de la République. Ce n’est pas le cas pour le Pr Alpha Condé. Et il n’est pas dit que quand quelqu’un est élu, on ne peut pas lui demander de partir avant la fin de son mandat. C’est ce qui a fait d’ailleurs que dans la Constitution guinéenne, il est prévu qu’un président peut être destitué en cas de parjure », rappelle d’emblée Dr Faya Millimouno.

« Et quand on parle de parjure, je crois que si nous avions des institutions fonctionnelles, il aurait été déjà établi plus d’une fois qu’Alpha Condé a parjuré. Parce que c’est un parjure que d’avoir présidé à la mort de plus de 200 Guinéens sans qu’il n’y ait une enquête, sans qu’il n’y ait une justice », a-t-il poursuivi. Et comme si tout ceci ne suffisait pas, l’invité de l’émission live « Sans Concessions » de Guinéenews rappelle qu’avant la promulgation de la loi portant création, organisation et fonctionnement de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH), lorsque le Conseil National de Transition (CNT) a voté la loi, Alpha Condé avait fait falsifier avant de publier cette loi sans la retourner au niveau du CNT pour une seconde lecture. « Ça, ça viole un principe cardinal d’une République : la séparation des pouvoirs », a-t-il condamné. Ce qui fait dire au Dr Faya Lansana Millimouno que « même si on a été parfaitement élu – ce qui n’a pas été le cas du Pr Alpha Condé depuis 2010 – on peut effectivement être destitué en cas de parjure. Et quand on parle de parjure, en ce qui concerne Alpha Condé il en a fait plusieurs fois ».

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