Drame à Marela-Faranah : un homme tue son demi-frère avant de se suicider

janvier 7, 2019 9:20

Un homme de 45 ans, marié et père de 5 enfants, a été tué par balle en pleine brousse entre deux hameaux, dans le village Horèkankan relevant du district de Lolin, dans la sous-préfecture de Maréla, située à 110 km du chef-lieu de Faranah.

La victime s’appelle Mamadou Bobo dit Man-man. Selon plusieurs  témoignages, Bobo est sorti du village avec son grand frère Boubacar Sow pour la brousse. La  victime a été la cible de son grand frère de même village, dit-on. Les causes de ce meurtre ne sont pas encore connues. Les faits remontent au lundi 7 janvier 2019.

Joint au téléphone par Guinéenews, le commandant de la Brigade territoriale nationale de Maréla, qui a dirigé les enquêtes, le capitaine Martin Loua, explique: «c’est le lundi 7 janvier 2019, à 15 heures que le nommé Boubacar Sow a tiré sur son jeune frère, Mamadou Bobo dit ‘’Man-man’’. Informés de la situation à 15 heures, nous nous sommes rendus sur le terrain avec le commissaire adjoint. Arrivés sur les lieux, on a trouvé un monde fou. Nous avons trouvé ‘’Man-man’’ étalé au beau milieu de la route. C’est en ce moment que nous avons cherché à connaître le tireur. On l’a recherché partout. On a au vu seulement en brousse à 20 mètres de son corps, un briquet et une mèche de cigarettes. Maintenant, on cherchait le fumeur et le tireur. Après les travaux de constatation, nous avons ordonné à la population d’envoyer le corps au village. Du corps au village, c’était environ 241 mètres. Du corps au petit hameau voisin, c’est 95m. Nous sommes restés jusqu’à 19 heures 45 minutes. Comme le grand on ne voyait pas son grand frère Boubacar, celui avec lequel il est sorti, j’ai dit à la population de le rechercher et le trouver mort ou vivant et l’amener  au village jusqu’à notre arrivée le lendemain. C’est ainsi qu’on a pris la route à 20 heures 5 minutes pour Maréla. Arrivé à Gbakèrè, mon téléphone a sonné mais je ne me suis pas arrêté. A Maréla-centre, j’ai garé la moto devant la brigade et j’ai été informé que le corps de Boubacar (grand frère de la victime) a été retrouvé et qu’il s’est donné la mort, lui-même. Ils ne sont pas de même lait, ce sont des confrères. J’ai dit à ceux qui m’ont informé de dire à la population de ne pas toucher son corps jusqu’à mon arrivé le lendemain mardi 8 janvier. C’est ce qui fut fait. Le mardi matin, nous nous sommes rendus sur les lieux où nous avons toujours trouvé Boubacar en place sur sa position accidentelle. On a fait le constat, le corps fut rendu aux parents. Donc, inhumation a eu lieu le même jour. On a tout fait, mais on n’a pas pu connaitre les raisons qui l’ont amené a tiré sur son frère.»