Droit de réponse du fonds d’entretien routier !

juin 29, 2018 10:49
0

Note de la rédaction de Guinéenews©

1. La note de la rédaction fournie au droit de réponse du chef de cabinet du MEF en date du 28/06 s’applique ici.

2. Il est surprenant de constater une « gymnastique » dans l’application des textes de lois. Sous le statut d’une SAU (société anonyme unipersonnelle), le compte du FER fait l’objet d’un maintien à la BCRG alors que préalablement la loi L056 lui en donne le droit sans l’implication de la tutelle administrative ou technique.

3. Le chef de cabinet du ministère de l’économie et des finances en lieu et place du conseil d’administration du FER décide du maintien d’un compte bancaire à la BCRG. Y-a-t-il un CA (conseil d’administration) ?

4. Des poursuites ! Une vue d’esprit qui justifie les dysfonctionnements dans la gestion des EP (établissements publics), c’est la méconnaissance des dispositifs liés aux délits de presse, si délit il y a dans l’article qui n’est qu’une partie du grand dossier qui traite la situation des EP en Guinée. Restez donc à l’écoute !

Par un article intitulé « Exclusif : les dérogations sur les décaissements en faveur des EPA, source de détournement des deniers publics par les hauts cadres des finances » publié par Guinéenews© sous la plume de M. Youssouf Boundou Sylla, votre site déclare que le maintien du compte du FER à la BCRG est une violation délibérée de l’opérationnalisation du CUT (compte unique du Trésor) et des dispositifs de gestion financière des EPA.

Vous soutenez en conséquence par un raccourci que des « cadres hauts placés continuent à employer des stratagèmes pour spolier les fonds publics par des dérogations monnayées à coup de milliards de francs Guinéens ».

Je voudrais vous faire remarquer que le FER n’est pas un EPA mais il a été créé comme EPIC et comme vous le soutenez si bien, la mesure et les instructions du Ministère des Finances concernaient plutôt les EPA. Au regard de la nouvelle loi sur la Gouvernance Financière, les entités publiques ont été classées en EPA et en société anonymes publiques (SPA).

L’harmonisation des statuts du FER avec la nouvelle loi, entreprise avec la Direction du Portefeuille du Ministère des Finances le classera dans la catégorie des sociétés anonymes publiques. Comme vous le savez, les règles de gestion et de gouvernance des EPIC et des SPA (comptabilité OHADA, commissariat aux comptes, droit privé) sont différentes de celles appliquées aux EPA (comptabilité publique).

C’est au regard de toutes ces règles et après des séances de travail communes, que le Ministère des Finances a demandé à la BCRG de maintenir nos comptes à la BCRG, comptes qui avaient déjà été transférés des banques commerciales depuis 2011.

Au demeurant, en quoi le maintien du compte à la BCRG est-il assimilable à des détournements avec la complicité du Chef de Cabinet ? Ce maintien nous soustrait-il des règles de l’orthodoxie financière ou des contrôles requis ? Avez-vous une quelconque preuve que ce maintien a été monnayé par de l’argent ?

L’auteur de cet article, par ailleurs soumis de par son emploi au secret bancaire, en plus de la déontologie journalistique, n’expose-t-il pas inutilement ses deux employeurs, en plus de sa propre personne, à des risques de poursuites à la fois civil et pénal ?

J’ose espérer que vous voudrez bien publier ce droit de réponse.

Bien sincèrement

Souleymane TRAORE

DG/FER