Droits de l’homme : bientôt un réseau national des femmes sera mis en place

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Dans le souci de capitaliser les connaissances acquises lors des deux derniers ateliers de formation des femmes défenseurs des droits de l’homme au mois de juin dernier, le bureau du Haut-commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme basé à N’Zérékoré a regroupé des femmes défenseurs des droits de l’homme des préfectures des régions de la Haute Guinée et de la Guinée forestière.  L’objectif est de canaliser l’énergie et l’engagement des femmes pour la mise en place d’un réseau national de femmes défenseurs des droits de l’homme. Et ce, avec l’appui financier de la République Fédérale d’Allemagne.  La salle polyvalente de l’ENI (École normale d’instituteurs) a servi de cadre aux activités.

Faut-il noter que cette rencontre vise à accroître les capacités opérationnelles des femmes défenseurs des droits de l’homme en les engageant à travailler en synergie dans le cadre d’un réseau national dans la surveillance de la situation des droits de l’homme en Guinée.

Pendant quatre jours (27 au 30 novembre, ces combattantes de la protection, de la promotion et de la réalisation des droits de l’homme en Guinée ont été outillées sur leur savoir-faire et dotées d’outils nécessaires en matière de protection et promotion des droits de l’homme.

Au cours de cette rencontre, les participantes ont renforcé leurs connaissances sur la surveillance de la situation des droits de l’homme, la promotion et la protection des droits de l’homme et sur le suivi de la mise en œuvre des réformes du secteur de la sécurité en cours, particulièrement les aspects ayant trait au respect des droits de l’homme.

Pour le chef du bureau du Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme basé à N’zérékoré, Chanel Kavabushi : « les acteurs de la société sont diversifiés. Dans cette diversité, il y a toujours du travail à faire dans le cadre du renforcement des capacités. On recherchait tous à les engager dans le domaine de la protection des droits de l’homme à savoir les techniques de collecte des données et les techniques de monitoring.

Les défis des droits de l’homme étant énormes,  il était crucial que la société civile soit organisée, soit coordonnée pour qu’elle puisse mener ses activités et mieux accompagner le gouvernement dans ses obligations de protéger, respecter et réaliser les droits de l’homme. Parce que ces violences touchent à une plus grande majorité des femmes. (…) Avec l’appui alors du bailleur notamment la République fédérale d’Allemagne, on a pu avoir un financement dans le cadre de la mise en place de ce réseau de femmes défenseurs. Aujourd’hui, on se prépare à lancer le réseau des femmes défenseurs des droits de l’homme qui va se dérouler bientôt à Mamou où on va rassembler toutes les femmes qui sont dans les noyaux préfectoraux qui ont été mises en place ».

Pour sa part, au nom des participantes, la présidente du centre de protection femmes et enfants vulnérables de Kankan, Nakany Konaté, dira que « depuis quatre jours, je suis à Faranah dans le cadre de la mise en place du réseau national des femmes défenseurs des droits de l’homme. J’ai tiré beaucoup de leçons à partir de cet atelier et je suis outillée maintenant en tant que femme défenseure des droits de l’homme de beaucoup de modules par rapport au plaidoyer auprès des autorités ». Elle a promis que la restitution au niveau des préfectures.

De son côté, le chef de cabinet, représentant, Ibrahima II Sylla, le Gouverneur, a demandé aux participantes de mettre du sérieux pendant ces moments de donner pour recevoir et de savoir-faire  afin que la restitution soit bien faite pour le bonheur du pays mais surtout de nos préfectures respectives. Il a par ailleurs souligné que le réseau national auquel les participantes vont aboutir sera un outil pour les administrateurs territoriaux.

 A noter que dans le but de faciliter l’opérationnalisation du réseau national des femmes défenseurs des droits de l’homme, deux sous-réseaux seront en activités dont l’un dans la zone de la Haute Guinée et Guinée forestière et l’autre en Basse Guinée et Moyenne Guinée.