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    Droits de l’homme dans le secteur minier : le président de la Chambre des mines annonce « une coopération active »

    Assurer la promotion et la protection des droits de l’homme dans le secteur minier guinéen, c’est l’objectif visé par le haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, en collaboration avec la Chambre des mines. Un cadre de concertation mis en place à cet effet a réuni ce jeudi 24 février à Conakry, « une quarantaine de participants issus des départements ministériels les plus concernés, les services spécialisés de l’Etat, les structures paraétatiques et des organisations de la société civile…».

    Ce cadre de concertation explique le représentant du Haut Commissariat des droits de l’homme aux Nations Unies en Guinée, « est un accompagnement » qui fait suite au passage de la Guinée au siège des droits de l’homme à Genève en 2020, « dans le cadre de l’exmen périodique universel, mais aussi devant le comité des droits économiques et socio-culturels ».

    Patrice Vahard ajoute : « ce que nous faisons dans le secteur des mines était au cœur des préoccupations et des recommandations qui ont été formulées pour avancer la protection des droits économiques, socioculturels, le droit au développement et de tous les droits de l’homme en Guinée. »

    Il s’agit, selon le président de la Chambre des mines d’une activité «qui consiste à présenter et passer en revue le cadre de collaboration et de plan d’action qui a été initié ». Cela, dans «le but de nous apporter les ressources nécessaires au renforcement des capacités de nos structures afin qu’on réponde mieux aux exigences liées aux droits de l’homme dans le secteur minier en particulier ».

    Une initiative appréciée par Idiatou Souaré de l’ONG Action Mines Guinée qui espère que « les recommandations faites lors de ce cadre de concertation seront prises en compte…»

    Commre pour répondre à cette sollicitation, parlant de la matérialisation, Ismael Diakité explique que « ce sera une coopération active et soutenue dans laquelle nous allons nous investir parce que nous sommes conscients d’un fait. C‘est que dans le domaine des droits de l’homme, il y a beaucoup de choses à faire. Il y a des insuffisances à combler. On a à profiter de l’expérience du système des Nations-Unies, l’expérience accumulée au fil des décennies dans le monde. Donc, on a tout intérêt à nous inspirer et à travailler en bonne intelligence avec cette organisation pour pouvoir rehausser à notre niveau le respect des droits de l’homme».

    Et se réjouir que cest «une bonne opportunité de collaborer sur des axes bien précis. Des axes, des actions qui vont nous apporter plus de valeur ajoutée que nous faisons déjà ».

    Dans les perspectives, «après cette présentation et les questions qui ont été posées, la prochaine étape sera de nous assoir ensemble en fonction des ressources disponibles et d’un calendrier bien précis, déterminer les priorités par cible, par région et même par catégorie sociale », annonce-t-il.

    Néanmoins, rassure M. Diakité, «les compagnies minières sont préparées à apporter les ressources parce que dans le cadre de leur responsabilité sociétale, vis-à-vis des communautés, vis-à-vis des familles de nos employers, nous avons forcément des ressources pour faire face aux droits fondamentaux. Le droit en mlatère de santé, de scolarisation des enfants, de la préservation de la base de ressources qu’ils ont, donc l’environnement. Nous avons des ressources disponibles pour cela. Chaque compagnie va déterminer ce qu’elle porra mettre dedans pour que nous fassions de façon synergique un travail bien concerté et qui aboutisse aux résultats escomptés ».

    Des propos corroborés plutôt par le coordonnateur résident des Nations Unies en Guinée. Dans son discours, Vincent Martin, temoigne de la présence effective de la Chambre des mines auprès des autorités et de la population guinéenne.

    Le système des nations unies, déclare-t-il, « se réjouit du rôle social des entreprises minières et leur accompagnement dans la riposte aux pandémies et épidémies comme ébola et Covid. »

    L’exemple le plus récent concerne l’acheminement du vaccin contre la fièvre hémorragique à virus Ebola. Pendant que les conditions météorologiques n’ont pas permis à l’avion des Nations-Unies d’effectuer le voyage, « la chambre des mimes a joué un rôle absolument critique pour prendre le relai très rapidement  pour faire en sorte que le vaccin soit acheminé de Dakar à ici et de Conakry sur le terrain », confie-t-il. Insistant sur « une réactivité et la complémentarité saluée ».

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