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    Echauffourées à Lansanayah Barrage : accusée d’avoir tiré sur un jeune, la police se défend et accuse

    Ce lundi 22 mars, des jeunes de Lansanayah Barrage, dans la commune de Matoto ont investi la rue bloquant ainsi toute la circulation routière en guise de protestation contre la mort de leur collègue par fusillade. Ils ont été dispersés par des coups de gaz lacrymogènes perturbant ainsi les cours dans les écoles environnantes.

    Interrogé, le chef de quartier de Lansanayah Barrage, El hadj Yamoussa Camara rapporte que : « le carrefour de Lansana Barrage est sécurisé par une équipe du commissariat central tous les jours à partir de 22 heures. Selon mes informations, pendant qu’ils étaient à bord de leur véhicule, il y a eu un coup de fusil, je ne peux dire si le tir est venu d’ailleurs ou si ce sont eux-mêmes qui ont tiré la balle qui est allée faucher un jeune. Pour le moment, le calme est revenu dans le quartier, nous sommes en train de rédiger notre rapport pour le déposer sur la table du maire de la commune de Matoto ».

    Par ailleurs, jointe au téléphone, la police nationale à travers son porte-parole, le Contrôleur général Boubacar Kassé a rejeté en bloc cette accusation. Selon lui, « ces derniers temps, il y a eu trois attaques à main armée entre Dabompa et Lansanayah-Barrage. Aussitôt, les enquêtes ont été ouvertes et il y a un des supposés complices qui ont été interpelés. Des indices probants ont été trouvés dans son domicile mais, il a refusé de collaborer avec la police. C’est ainsi que nous avons décidé de le mettre à la disposition de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ).

    Durant le temps de sa garde à vue au commissariat, des jeunes agités sont venus, il n’y a pas ce qu’ils n’ont pas fait pour sa libération. C’est pourquoi, au cours de la patrouille d’hier, quand ces jeunes ont constaté la présence des policiers, ils sont venus s’attaquer à eux, il y a eu des tirs, il y a même des impacts de balles sur le pick-up des policiers de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) numéro 22, des tirs de l’extérieur. Il y a un des chauffeurs qui est atteint, il se trouve à l’hôpital Camp Samory à Kaloum. Il y a aussi un jeune qui serait atteint suite à une balle perdue, à ce niveau, les enquêtes sont ouvertes. Il y a trois policiers blessés qui sont admis à l’hôpital».

    Par contre, des sources contactées par Guineenews affirment que c’est un policier qui aurait, par maladresse, ouvert le feu sur la foule faisant deux morts et des blessés.

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