voir Plus
    samedi, 17 avril 2021
    27 C
    Conakry
    «Le plaisir de vous informer objectivement sans biaise ni tabou est notre crédo». YBS

    Echec du groupe national de contact en Guinée : Saran Daraba donne les raisons

    La crise qui a miné, au point d’avoir raison du groupe national de contact, ne semble toujours pas avoir livré tous ses secrets. C’est du moins ce que nous retenons du passage de Hadja Saran Daraba Kaba, dans l’émission « Sans concession » de Guineenews.

    L’ancienne ministre et candidate à la présidentielle de 2010 a clôturé la liste des invitées de « Sans concession » exclusivement consacrée aux femmes pour le mois, dans le sillage du 8 mars, journée internationale des droits des femmes. A cette occasion, elle a dit sa part de vérité sur le groupe national de contact qui semble battre de l’aile.

    Pour rappel, un groupe national présenté comme une initiative du PNUD avait été mis en place en 2019, en vue de favoriser le dialogue entre les acteurs majeurs du pays.   Il est ou était composé entre autres du Professeur Salifou Sylla (président), Dr Hawa Dramé, Dr Makalé Traoré, Hadja Saran Daraba Kaba.

    Seulement, selon l’invitée de « Sans Concession » de ce mercredi, la structure en question avait une malformation congénitale. « Ce groupe a été mis en place par des politiques. C’était déjà la faiblesse de départ », confie-t-elle. Et de préciser que « c’est une initiative du PNUD avec l’assemblée nationale ».

    Avant de rappeler que « (…) n’est député en Guinée que celui qui est présenté par un parti politique ». Et que « le débat national est entièrement politique chez nous ». Puis, d’insister que « c’était déjà le péché mignon à la naissance même du groupe national de contact, le fait que ce soit des partis politiques qui aient mis en place le groupe national de contact ».

    Néanmoins, toujours selon la présidente de réseau des femmes du l’Union du fleuve Mano, « qu’à cela ne tienne, ce groupe a travaillé » ; même si, défend-elle, « un an c’est trop peu pour pouvoir apprécier ce qui a été fait ».

    D’ailleurs, reconnaît-elle, « dans le groupe, on n’a pas eu les mains libres entièrement pour pouvoir travailler. Ça, je peux le dire sans risque de me tromper ». Et d’ajouter que « de tout ça, nous tirons les leçons maintenant pour que si une deuxième version de ce groupe national peut-être mise en place, qu’on tienne compte des faiblesses de la première version pour avoir un groupe national de contact beaucoup plus solide et beaucoup plus efficace ».

    Démission de Dr Hawa Dramé

    A propos des dysfonctionnements qui auraient poussé Dr Hawa Dramé à jeter l’éponge, Hadja Saran Daraba Kaba répond que « Hawa Dramé est partie mais le groupe national de contact a continué à travailler quand même ». Et d’expliquer que cette dernière « avait ses propres sentiments, ses propres ressentiments que je ne peux commenter ». Puis, notre invitée ajoute que « nous avons eu des discussions à ce sujet, nous nous sommes entendus. Et je crois que je loue sa démarche parce qu’en restant, elle aurait posé plus de problèmes qu’elle n’en aurait résolu. Donc, c’était peut-être mieux qu’elle parte ».

    Poursuivant, l’ancienne ministre des Affaires Sociales révèle « qu’avant elle (Dr Hawa Dramé ndlr), le professeur Zogbélémou était parti du groupe national de contact. Je ne sais pas si vous l’avez su. Il était membre au départ mais quand le groupe a été formé, il a dit qu’il n’est pas très sûr que le groupe fonctionne comme il le souhaiterait. Donc il s’en va. Elhadj Djéliba Diaby n’a jamais siégé dans ce groupe non plus. Il était identifié comme membre de départ, donc vous voyez il ya plein de choses qui se sont passées. »

    Mais paradoxalement, insiste-t-elle, « il y avait beaucoup de problèmes dès au départ et on n’en a discuté même avec les députés à l’assemblée nationale parce que les différents groupes parlementaires nous ont reçus ». Et de réitérer que « s’il y a une deuxième version du groupe national de contact, on tirera les leçons de la première version ».

    Comme pour dire que si d’aventure le groupe national continue après le départ de Dr Hawa Dramé, il serait alors plus mort que vivant.

    À LIRE AUSSI

    PUBLIREPORTAGE