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    Echecs des élèves aux examens à Labé : le syndicat met le doigt sur la plaie

    A l’issue de sa rencontre avec les enseignants de Labé, le Secrétaire général du syndicat national de l’éducation (SNE), Pépé Balamou a animé ce lundi 1er mars un point de presse portant sur la situation du système éducatif local. Pour lui, Labé qui, jadis, était une référence de réussite par son taux d’admission au baccalauréat, est aujourd’hui à la traîne. Une situation qui serait due à plusieurs facteurs, a-t-il déclaré.

    « C’est avec un pincement de cœur que je vois que la région de Labé, qui était la plus grande région en termes de réussite au baccalauréat, est aujourd’hui à la traîne. Donc j’exhorte les enseignants de cette région à redoubler d’ardeur. Et surtout les parents d’élèves à ne pas confondre la politique et l’éducation de leurs enfants. Le syndicat n’est pas politique. Le syndicat cherche à manger et à faire manger ses travailleurs. Alors que les hommes politiques cherchent à conquérir le pouvoir et ont besoin du soutien populaire », affirme Pépé Balamou qui soutient qu’il suffit une simple prise de conscience pour corriger le tir.

    « Donc l’avenir de la région, de la préfecture et leurs familles dépendent de la réussite des enfants à l’école. Je crois que les années qui s’ouvrent-là, s’ouvriront sur de nouveaux espoirs et que Labé ira dans les taux de pourcentage qui vont être élevés auprès des 70, 80 % pour que ce succès que Labé avait de par le passé que ce succès-là revienne », a-t-il souhaité.

    Pour ce faire il faut, suggère-t-il, ‘’dépolitiser l’éducation au niveau de la région, comprendre que l’avenir de la région dépend dans une large mesure de la qualité de l’éducation que les enfants reçoivent. Et aux enseignants également, de comprendre qu’ils doivent être à leur poste. Un enseignant, c’est celui-là qui enseigne. Donc, on n’est pas seulement syndicaliste mais on est aussi enseignant. Et si on est enseignant, on doit aller en classe. Quand le mouvement syndical arrive, quand il y a la grève, on sort pour faire la grève. Mais quand ça fini, on va au travail. Et le chef n’est pas un ennemi, c’est le supérieur hiérarchique. Il est notre chef et on doit lui obéir à tout point de vue », a conclu Pépé Balamou.

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