Education : Aboubacar Soumah du SLECG hausse le ton, donne une semaine à l’Etat

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Comme nous vous l’annoncions, le secrétaire général du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) Aboubacar Soumah a haussé le ton ce vendredi 1er mars. C’était à la faveur d’un point de presse qu’il a conjointement aminé avec le secrétaire général de l’USTG (Union Syndicale des Travailleurs de Guinée), Abdoulaye Sow au siège de l’USTG à Kaloum.

«Nous donnons une semaine au gouvernement à compter de ce vendredi 1er mars. Si toutefois, le protocole d’accord n’est pas respecté, le SLECG usera de tous ses moyens légaux pour faire respecter ses différents points de l’accord du 10 janvier 2018 par le gouvernement», a menacé Aboubacar Soumah.

Dans son intervention, Aboubacar Soumah a rappelé que le 10 janvier 2018, un accord a été signé suite à une grève que le SLECG a déclenchée le 3 octobre 2018 dans le secteur de l’Education. Après la signature du protocole d’accord entre le SLECG et Etat, a fait savoir le syndicaliste Soumah, c’est un seul point qui a été mis en application. «Il s’agit du premier point qui consistait au dégel exceptionnel du salaire», a-t-il dit fait savoir.

Jusqu’aujourd’hui, poursuit Aboubacar Soumah, les autres points ne sont pas satisfaits y compris le principal point relatif à l’assainissement du fichier des fonctionnaires de l’Education.

«Depuis, tous les jours la commission se retrouve, elle a élaboré son TDR ((Termes de Référence) suivi d’un budget qui a été soumis à l’approbation de la Primature il y a deux semaines. Sur les autres points notamment le rétablissement des enseignants syndicalistes qui ont été mités arbitrairement, il y a une grande avancée significative au niveau de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. C’est seulement au niveau de Kankan où le DPE n’a pas accepté de rétablir nos camarades syndicalistes dans leur droit», a-t-il expliqué.

Par contre, M. Soumah a déploré que, c’est au niveau de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique que le bât blesse. «Le ministre Abdoulaye Yéro Baldé n’a jamais respecté les closes du protocole d’accord depuis 2017. C’est comme s’il n’est pas un ministre de la République. Lorsqu’on protocole d’accord est signé par un gouvernement, ses membres doivent l’obéir obligatoirement et l’appliquer à la lettre. A nos jours, le ministre Yéro Baldé ne veut pas sentir les membres de nos démembrements dans les universités», a-t-il accusé.

Un autre point, Aboubacar Soumah a fait comprendre que les 40% qui concernent les enseignants retraités de 2017 et qui devaient rentrer en possession de leur dû, n’est pas appliqué. Cependant, il a déclaré que les fonds ont été transférés dans les capitales régionales. «Jusqu’à présent, la commission est à Conakry, le budget n’est pas encore débloqué pour que cette mission puisse se rendre dans les régions alors qu’un communiqué a été diffusé dans ce sens invitant les intéressés. Depuis le lundi passé, tous les enseignants retraités sont mobilisés dans les capitales régionales et attendent impatiemment», a-t-il signalé.