Education: déçu de la sortie médiatique du Pr Bano, Soumah menace d’aller en grève

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La dernière sortie médiatique du Conseiller à la Présidence chargé de l’Enseignement Supérieur, Pr. Amadou Bano Barry sur la commission mixte gouvernement-syndicat devant procéder à l’assainissement du fichier du personnel enseignant, n’a apparemment rien changé à la détermination du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) à mettre en exécution sa menace de grève. C’est du moins ce que semble confirmer le Secrétaire général du SLECG lorsqu’il a été joint ce jeudi 7 mars par Guinéenews.

Pour Aboubacar Soumah, la déclaration du président de la commission, Pr. Amadou Bano Barry n’engage que sa propre personne. «Nous ne sommes informés de rien. Nous avons écouté Pr. Bano sur les ondes comme tout le monde. Ce qu’il a dit n’engage que sa personne et non la commission», a-t-il dit.

Pour le recensement du personnel enseignant, Pr. Bano a parlé de 24 inspecteurs de l’Etat. «Nous demandons forcement aussi 24 syndicalistes. D’ailleurs, c’est ce qui a été discuté et arrêté par la commission. Nous avons élaboré ensemble  le budget avec ce nombre de 48 personnes. A notre fort étonnement, c’est ce nombre qu’ils sont allés revoir à baisse à 30 personnes. C’est-à-dire, 15 inspecteurs d’Etat et 15 syndicalistes. C’est une décision à laquelle nous ne sommes pas opposés sauf qu’elle n’a pas été prise par la commission», a-t-il fait savoir.

Parlant de sa menace de grève, Aboubacar Soumah a rappelé que sa position n’a pas changé.

«Nous maintenons notre menace de grève parce que jusqu’à présent, nous ne voyons rien de clair. Nous n’avons aucun problème avec cette diminution du personnel qui doit procéder au recensement. Pr. Amadou Bano Barry prend solitairement les décisions sans l’avis de la commission. Ce travail de recensement du personnel enseignant n’est pas une exclusivité du gouvernement. C’est une commission composée du syndicat et du gouvernement qui doit travailler. Il faut rappeler que c’est cette commission qui doit prendre des décisions et non le gouvernement. Il faut que nous agissons conformément à l’esprit du protocole d’accord du 10 janvier», a-t-il martelé.

Un autre point du protocole d’accord souffrant de la non-application, c’est celui relatif au recrutement des 10 enseignants homologués de l’Université de Kindia.

«Si nos camarades ne sont pas  rétablis dans leurs droits au niveau de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, rien ne va nous empêchera d’user notre droit de grève. Le ministre Abdoulaye Yéro Baldé n’est pas au-dessus du gouvernement. Il n’est pas encore au-dessus de la Présidence de la République. Une fois qu’un protocole d’accord est signé, il engage tout le gouvernement. Le ministre Yéro Baldé ne peut qu’appliquer à la lettre le protocole d’accord…», a-t-il insisté.