Éducation : le bureau du proviseur d’un lycée à Faranah incendié (témoin)

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Dans la nuit du dimanche 25 au lundi, 26 novembre 2018 aux environs de zéro heure, le bureau du proviseur du Lycée Régional d’Application Gamal Abdel Nasser de Faranah (RAGAN) a été partiellement incendié. Aucun dégât matériel important n’a été enregistré mais ce sont un seul fauteuil de deux places et le rideau de la fenêtre qui sont partis en centre, a expliqué le gardien de l’école.

Les causes et les auteurs de ce drame ne sont pas encore connus mais aussi les responsables de cet établissement scolaire s’abstiennent de toute communication sur la situation qui fait alimenter les débats en ville.

Âgé de 70 ans, le gardien de l’école, Aboubacar Condé, explique : « Ça s’est passé à 0 heure. J’étais assis devant la salle d’informatique du lycée à un moment où il n’y avait plus de circulation. J’ai vu un jeune habillé en lycéen. Il est passé par derrière de la  direction de l’école vers la fenêtre du bureau du proviseur avec la torche. Quand j’ai vu les éclats de la torche, je suis sorti de mon lieu pour m’arrêter sous un manguier. Je suis resté sous ce manguier croyant qu’il est parti mais il n’était pas parti. Donc, il a défoncé une perciaire de la fenêtre du bureau du proviseur pour mettre le feu sans que je ne sache. Quand il quittait le lieu, on s’est croisé et il m’a torché. Je lui ai demandé pour quoi tu me torches ? Je dis arrête toi et tu m’attends. Je me suis dirigé d’abord vers la porte de la salle d’informatique. Comme il a compris qu’il a gâté quelque chose, il s’est dépêché vite pour quitter le lieu. Je reste devant la porte de la salle d’informatique, j’ai vu que tout est rouge vers la direction. Je me suis dis que le courant qui est là-bas (dans la direction de l’école) n’est pas rouge. Je suis allé pour constater et j’ai trouvé que le feu a pris le bureau du proviseur. Toutes les portes et fenêtres étaient fermées. Automatiquement, je suis revenu vers le jeune en disant que c’est lui qui a mis du feu. J’ai demandé aux gens de sortir en criant pour arrêter le jeune. Personne n’est sortie. Sans téléphone, j’ai couru pour aller informer Monsieur Barry qui a appelé ses collègues responsables d’école qui sont venus sur le lieu. Ils ont ouvert les portes pour sortir les bidons d’eau pour éteindre le feu. C’est un seul fauteuil qui est brûlé. Après, ils ont fait venir un gendarme avec lequel j’ai passée la nuit. »

Rencontré le matin sur le lieu, le proviseur du lycée Gamal Abdel Nasser de Faranah, Kandas  Camara, s’est abstenu de tout commentaire avant le constat des autorités.

À noter qu’à Faranah, aucune école publique  n’est dans une cour clôturée avec des gardiens ayant des âges très avancés et payés à des modiques sommes. C’est le cas du gardien du lycée Gamal Abdel Nasser, le plus grand de la place qui est âgé de 70 ans avec un salaire de quatre vingt mille francs guinéens par mois. On menace de réduire son salaire à soixante dix mille francs guinéens, a-t-il expliqué.

Depuis le 3 octobre, la reprise des cours n’a jamais été effective à Faranah. Cependant, des images circulent à la télévision nationale pour montrer à la face du monde que les cours sont effectifs dans cette ville alors que tel n’est pas le cas !