Education : Le rapport final de la commission de révision du fichier du personnel constesté par le Slecg

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Le secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a annoncé le retrait de sa structure de la Commission nationale mixte syndicat-gouvernement pour la révision du fichier du personnel de l’Education. Peu avant, Aboubacar Soumah a donné les raisons du départ du SLECG. Il a, à cet effet, déploré « beaucoup anomalies » constatées dans ledit rapport final présenté par la commission nationale ci-haut citée.

 «Ils  y a des enseignants en situation de classe qui sont portés dans le rapport comme invalides alors qu’ils sont bien valides. Beaucoup d’enseignants en état d’abandon de classe sont considérés comme valides. Il est dit dans le rapport qu’il n’y a pas enseignements détachés au niveau du ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. Nous avons constaté dans le rapport qu’il y a aucun cas de décès au niveau de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Hier (vendredi, ndlr), quand nous avons fait un petit tour à Conakry, nous avons retrouvé 14 cas de décès. Nombreux sont des enseignants aujourd’hui qui perçoivent leurs salaires mais qui ne figurent pas dans le fichier qui nous a servi de base », a-t-il dénoncé.

Plus loin, Aboubacar Soumah a accusé les autorités de ne pas présenter le vrai fichier en termes de salaires. « Lorsque vous voulez faire des opérations d’assainissement, les autorités vous présentent un faux fichier truffé de faux cas», a-t-il dit.

Et de poursuivre : « après analyse, nous avons trouvé que la commission nationale mixte syndicat-gouvernement de la révision du fichier du personnel de l’Education n’a pas fait un travail sérieux.  Depuis la signature du protocole d’accord le 10 janvier 2018, nous avons certains camarades dont le salaire est toujours gelé. D’autres n’ont pas jusque-là perçu leurs primes de craie et de documentation».

Or, explique-t-il : «Le gouvernement nous a fait croire qu’après le recensement, que les salaires des enseignants fictifs nous permettraient de dépasser les huit millions de francs guinéens que nous réclamons comme salaire de base.  Ils nous ont roulés dans la farine parce que nous avons le souci pour la formation de nos enfants. C’est pourquoi nous avons signé le protocole d’accord. L’Etat a prouvé qu’il n’a aucun respect pour les élèves et les enseignants. L’Etat est à la base du sabotage  de ce recensement ».

Devant les enseignants très mobilisés, Aboubacar Soumah rappelle : «nous avons demandé à nos structures à la base de procéder à un pré-recensement avant même l’arrivée de la commission. Tous les cas de fictifs, d’invalides, d’abandons de poste, d’absences pour des raisons de formation, de détachement ont été répertoriés ».

 Cependant, reconnaît-il : «  Mais à chaque  fois que le travail est bien fourni, ils ramènent encore la liste aux Inspections Régionales de l’Eduction (IRE) et aux Directions Préfectorales de l’Education (DPE) pour encore réinsérer ces mêmes personnes. Ils ont commencé à nous berner depuis le départ des opérations. Pour la centralisation des données, il y a avait deux serveurs. Un serveur pour le gouvernement et le second pour le SLECG. Au début, on recevait les résultats de Conakry. Une fois qu’ils ont commencé les opérations à l’intérieur du pays, nous avons été bloqués. Nous avons signalé mais, ils n’ont jamais daigné corriger. C’était une manière de nous bloquer dans la lecture de la situation. Chaque fois que le Pr. Amadou Bano Barry renvoyait la liste aux responsables de l’Education à l’intérieur du pays pour correction, ils profitent pour insérer tous les cas qu’on a eus à détecter. C’est un perpétuel recommencement».