Education: l’Etat manœuvre en coulisse pour une sortie de crise (SLECG)

novembre 3, 2018 7:27
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Le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) a reçu cette semaine quelques personnalités du gouvernement. L’annonce a été faite par le SLECG ce samedi 3 novembre à la faveur de son assemblée générale extraordinaire qui a regroupé les enseignants de Conakry et des villes environnantes.

Devant les enseignants, Oumar Ouamouno, secrétaire administratif du SLECG a indiqué que ces émissaires de l’Etat ont affirmé qu’ils sont à la recherche de solution à la crise qui mine le système éducatif.

A en croire M. Ouamouno,  ces hautes personnalités de l’Etat ont déclaré qu’il y a des possibilités pour aider les enseignants. Sauf que le budget de l’année 2018 étant déjà voté, que toute dépense en dehors, va se répercuter sur le budget.  Cependant, a-t-il indiqué,  ces émissaires ont fait savoir que le budget de 2019 est sur la table. «Il y a des possibilités de faire quelque chose pour les enseignants », a-t-il expliqué.

Poursuivant, M. Ouamouno a fait savoir que les émissaires ont rappelé qu’il y a beaucoup de fictifs, des milliers dont certains sont à l’extérieur et d’autres ont le statut enseignant, mais ils ne sont pas en situation de classe. «Les émissaires du gouvernement ont souhaité que nous mettions en place une commission tripartite, composée du SLECG, du ministère du Budget et du ministère de la Fonction Publique pour mener à bien ce travail. Ils nous ont fait savoir qu’en deux semaines, ce travail peut être fait», a-t-il fait comprendre.

Prenant la parole, le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah a annoncé que le rendez-vous est pris pour le lundi 5 novembre. « Nous leur avons dit qu’il n’y aura pas de recensement tant que gouvernement ne fait pas une proposition sur les huit millions que nous réclamons comme salaire de base. Ils nous ont fait comprendre que le budget de 2018 est bouclé, qu’ils ne peuvent pas accéder à notre demande. Nous leur avons proposé janvier 2019 à condition que ce soit rétroactif…»