Election à l’INIDH : Alya Diaby, le président du Pouvoir ?

avril 4, 2018 2:13
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 Les embrouillaminis se suivent et se ressemblent, en Guinée. Dans toutes les élections de renouvellement des membres des institutions républicaines, des cris de contestations sortent du camp des battus pour fustiger le noyautage  et la caporalisation à outrance du processus.

Des observateurs de très près, qui connaissent la moralité des différents candidats, connaissent aussi les accointances, les promiscuités et les obédiences politiques de chacun et ils ont leur idée sur les élections au niveau de l’institution nationale indépendante des droits de l’homme. Des trois candidats à la succession  de Mamadi Kaba, (on se demande pourquoi la présidence de cette institution n’est pas exemptée de ce renouvellement comme à la Cour Constitutionnelle, où la tentative d’évincer le très sévère maître Kéléfa Sall avait provoqué une levée de boucliers pour ramollir certaines érections inconstitutionnelles), le choix était partagé en trois. Le Pouvoir avait son candidat, l’élu, c’est-à-dire Alya Diaby. L’opposition avait aussi ses candidats, que sont Boubacar Yacine Diallo et Frederick Foromo Loua. Le deuxième est un jeune avocat aux dents longues, le premier est un intellectuel et vieux briscard que les Guinéens ont connu notamment dans la gestion des déchets toxiques à Kassa, pour ne parler que du seul cas combien salvateur pour les populations. Boubacar Yacine Diallo aurait pu  faire comme Mamadi Kaba, sinon plus.

Quant à l’élu, quoique l’on dise autour de lui et sur lui, homme du Pouvoir ou pas, il est devant sa responsabilité et devant l’histoire. Il a vu comment, d’un coup de tempête, la tête du SLECG s’est envolée comme feuille morte. Quant au pouvoir, s’il a des tentacules dans cette affaire, il doit se rendre à l’évidence que rien ne se construit solidement sur du sable mouvant. On voit bien que l’ami Alpha Condé n’a pas voulu dénouer le nœud guinéen, il a fait la passe à Damaro Camara, l’inspecteur « Harry Charognard ».