Election présidentielle : parfum de corruption autour de la convention du RPG, selon le candidat de l’UDIR

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L’invité de l’émission « Sans Concession » de Guinéenews de ce vendredi 11 septembre, est l’un des 12 aspirants à l’élection présidentielle du 18 octobre prochain. Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que Bouya Konaté, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’est pas allé avec le dos de la cuillère. Il a fait même des révélations graves sur une supposée corruption de la part de la mouvance présidentielle.

Il s’agit d’une histoire de 500 millions de francs guinéens dont l’histoire telle que contée par M. Konaté est à la fois choquante et lamentable. « A un moment donné, nous avons été infiltrés par le pouvoir en palace, par deux autres coalitions (…). Ils sont venus nous expliquer qu’ils veulent renforcer la coalition (CODEP qui soutenait la candidature de Bouya Konaté ndlr). Au lieu de 18 partis, qu’il y ait plus de 40 partis politiques », rapporte le candidat invité du jour de « Sans Concession ».

Poursuivant, Bouya Konaté déclare : « j’ai senti l’arnaque mais, pour ne pas que les gens disent que je me suis campé sur ma position, j’ai écouté. J’ai organisé des réunions chez moi à Kipé, deux à trois fois… j’ai compris que les gens étaient plutôt dans l’optique d’aller accompagner le président de la République que de présenter un candidat. »

Continuant sa narration, le jeune candidat confie : « à la dernière minute, ils ont commencé à m’écarter des réunions. On ne m’invitait pas. Parce que j’étais opposé à l’idée. Je ne comprenais pas comment un parti d’opposition ou un ensemble de parti d’opposition pouvait accompagner un pouvoir en place. »

Et de rétorquer : « (…) le processus le plus simple, c’est de démissionner de l’opposition, adhérer à la mouvance après, accompagner le président de la République ». Puis d’insister : « c’est la ligne normale et c’est cela la logique. Mais on ne peut pas être un parti d’opposition et accompagner le pouvoir en place. »

A propos de l’argent, l’invité de Guinéenews déclare : « à un moment, j’ai appris qu’il y a eu 500 millions de dégagés pour les partis politiques qui décident d’accompagner le président de la République pour organiser leurs conventions… Nous déjà, on avait organisé notre convention… »

Mais si l’idée d’acheter ainsi la conscience des acteurs politiques était des plus choquantes, la suite du récit n’est pas moyen déplorable. Il s’agit du partage des fonds, en effet. « (…) On dit aux autres, on a 500 millions mais, on sent qu’il y a certains qui ne veulent pas venir à notre convention. On ne vous donne pas l’argent sauf après la convention », rapporte M. Konaté. E d’ajouter : « ce sont des explications que Diallo, le député ADC-BOC m’a données parce qu’il avait senti qu’on m’avait écarté. C’était une manière de me dire que les autres sont en train de me trahir. »

Pire, révèle-t-il : « sur les 500 millions, ils ont décidé de ne donner que 50 millions pour quarante et quelques partis. Et de déplorer le fait d’avoir « vu des jeunes qui exigent le changement en Guinée aller prendre 1 million 250 mille. »

Une histoire qui illustre, si besoin en était, le côté alimentaire qui prévaut dans le microcosme politique où des Guinéens, jeunes et moins jeunes se livrent à des pratiques peu orthodoxes.