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    Elections : le réquisitoire d’Aliou Bah dans l’émission « Sans Concession »

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    Ceux qui pensent que les élections de 2020 sont derrière nous en ont eu pour leur grade avec Aliou Bah qui était l’invité de l’émission sans concession de Guineenews© ce mardi 9 février. Le président de l’organe provisoire du parti MoDel dont l’existence légale a été récemment consacrée par la cour suprême, oppose la légitimité aux faits s’impose depuis la décision de la cour constitutionnelle.

    Sur la question, l’opposant constate « qu’on ramène toujours ce débat où certains préfèrent les petits raccourcis du genre la politique de la chaise vide ne paie pas…». Cependant,  pour lui,  «…l’histoire ne l’a pas révélé comme ça parce qu’il y a des cas pour lesquels vous avez des avantages, il y a des cas pour lesquels vous avez des inconvénients.  Mais on ne peut pas faire un raisonnement standard. »

    « Cette mise au point faite, ajoute-t-il, ce qui est sûr c’est que ces institutions, bien qu’elles fonctionnent ; elles légifèrent. Mais quelle est la légitimité des décisions qu’elles prennent ? Elles prêtent à question parce que vous savez qu’en matière de démocratie, je parle de l’essence de la démocratie, je ne parle pas de ce que nous pratiquons ici… L’essence de la démocratie exige la primauté de la légitimité sur la légalité parce qu’on ne peut pas contester la légalité de l’apartheid parce que c’était un système basé sur des lois. Mais ce n’était pas légitime parce que ça ne représentait pas l’ensemble du peuple sud africain.  Mais ce  système s’est imposé et à terme il s’est écroulé. Aujourd’hui, c’est la démocratie ; c’est la représentativité….»

    Dans la même logique, M. Bah soutient que «…si on a une hauteur de vue et qu’on essaie de voir les choses sous un angle encore plus large, on se rend compte que c’est vrai, actuellement ceux qui se disent députés…mais combien d’entre eux peuvent aller dans leurs propres circonscriptions et rencontrer les populations ? J’en rigole souvent quand je vois ceux qui se disent députés se camoufler dans des véhicules teintés. Moi par exemple, je suis né à Labé où j’ai grandi. Ma famille vient de Tougé, mes deux parents. Mais je ne connais ni le député de Tougué, ni celui de Labé. Pourtant, je vais chez moi. Donc, si les gens-là n’ont même pas de courage d’aller rencontrer les populations, c’est parce qu’elles savent qu’ils n’ont aucune légitimité à la base….»

    Participation paradoxale de Aliou Bah à la présidentielle

    L’autre question abordée avec Aliou Bah pendant le premier numéro de l’année de « sans émission », porte sur la participation à la dernière présidentielle alors qu’il combattait ce scrutin au compte du FNDC. En réaction, le président du directoire provisoire du MoDel répond « qu’il n’y a pas de paradoxe. En plus, je n’ai pas soutenu des partis, j’ai soutenu plutôt l’alternance qui est à la fois un souhait et un objectif.  Nous nous battons tous pour l’alternance qui suppose le changement de pouvoir par le fait de l’opposition qui arriverait au pouvoir et  la proposition d’une alternative. »

    Poursuivant, il rappelle que « ce combat, nous l’avons mené sur plusieurs fronts. Parce que je vois que vous faites allusion au jour du vote pour la présidentielle à laquelle j’ai participée naturellement ». Et de ce que «…ce qu’il y a à éviter comme confusion, c’est que le doit de vote est antérieur à la république de Guinée. Les Guinéens ont commencé à voter avant même que la Guinée soit un pays indépendant. Je voudrais dire que le vote étant déjà citoyen, avant d’être partisan…, le vote n’est pas nécessairement partisan parce que c’est tous les fils de Guinée qui ont l’âge de la majorité qui ont le droit de voter. Mais en Guinée le vote n’est pas obligatoire, donc c’est facultatif… » Avant de préciser que « les élections de  2020 étaient légales aussi. »

    Puis, Aliou Bah d’attaquer en ces termes : « ce qui était illégal à cette élection-là, c’est l’intrus. Qui était l’intrus ? Le candidat intru, c’était Alpha Condé. C’est sa seule candidature qui était illégale dans ce processus. Si non bien avant qu’il ne se déclare pour son troisième mandat, nous savions déjà depuis 2010 que nous devions avoir une élection présidentielle en 2015 et une élection présidentielle en 2020. Donc tous les Guinéens devaient par principe pouvoir compétir aux élections présidentielles de 2020 à l’exception d’un seul qui avait brigué les deux mandats que l’autorisait la constitution et ses deux serments… »   

    Une qui prouve si besoin en était que le débat sur le troisième mandant reste d’actualité pour les acteurs politiques, notamment dans l’opposition.

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