Elections législatives : Sidya Touré ressasse les raisons de la « disqualification » de l’opposition

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Le président de l’Union des forces républicaines (Ufr) était l’invité de l’émission « Sans concessions » de votre quotidien électronique de Guinéenews, ce samedi 4 juillet. L’occasion était opportune pour que Sidya Touré passe au peigne fin, l’actualité politique nationale du pays qu’il ambitionne de diriger.

Réagissant à la raison de la non-présence des grandes formations politiques au sein de l’actuel Parlement, notre invité a commencé par désapprouver cette institution dont il attaque vigoureusement la mise en place. Mais avant, il a tenu à rappeler cette « imposture » de l’organe de gestion des élections et référendums en Guinée.

« Nous avons 12 millions d’habitants dans ce pays. Dans le cas du fichier électoral, le premier jet que la CENI (Commission électorale nationale indépendante, ndlr) a fait, il y avait 11.900.000 électeurs pour 12 millions d’habitants. Franchement, croyez-vous que cela puisse se passer dans un pays ? », a-t-il demandé à son tour aux journalistes.

Dans la poursuite de sa narration, l’ancien Premier ministre a indiqué que lorsque l’opposition a dénoncé cette situation, ce nombre a curieusement chuté et est tombé à 8.700.000. Puis, à 7.300.000. « Et c’est là où l’Union africaine et la Francophonie ont décidé que ce fichier n’est toujours pas bon et que ce que l’opposition dit : à savoir qu’il y a des électeurs qui sont dans le fichier qui ne devraient pas y être. Alors, on a fait un tour de passe-passe avec quelques experts qu’on a fait venir pour cela ».

Aux dires de M. Touré, c’est lorsque le nombre d’électeurs est tombé à 5.300.000, que l’opposition a enfin décidé de participer aux échéances électorales en vue. Peine perdue. Puisqu’il lui sera signifié qu’ils ne pouvaient plus y prendre part.

« (…). On nous a dit non, vous aviez raison au départ. C’est vous qui aviez dit que ce n’était pas bon. On a enlevé les cas que vous dénonciez. Mais maintenant, les élections, c’est sans vous. Dans ce cas, comment voulez-vous crédibiliser une élection où on dit aux principaux partis politiques, vous ne pouvez pas y participer, alors que dans l’Assemblée nationale qui sortait de là, nous représentions 47% des députés ? », s’est-il interrogé en concluant.

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