Elevage: voici les statistiques actualisées sur le cheptel existant en Guinée (ministre)

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 Le ministre de l’Elevage et des Productions Animales était face à la presse dans la matinée de  ce mercredi 14 août. Il était question pour le ministre Roger Patrick Millimono d’exposer sur l’évolution du domaine dont il a charge depuis l’avènement du président Alpha Condé au pouvoir.

Avec pour mission de concevoir, d’élaborer, de mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière d’élevage et d’en assurer le suivi, la promotion, la coordination et le contrôle, le premier responsable du secteur a énuméré de nombreuses opportunités qu’offre l’élevage, par l’importance de ses échanges commerciaux, la diversité des emplois qu’il crée, sa contribution à la lutte contre l’exode rural à travers l’insertion des jeunes et des femmes dans les activités d’élevage.

Interrogé sur l’état du cheptel guinéen, le conférenciers s’est réjoui des performances auxquelles sont parvenues les autorités de la troisième République, sous le leadership du chef de l’Etat.

Selon le ministre Millimono, le pays comptait 4.900.000 bovins en 2010, contre 7.728.000 en 2018. Pour les ovins, dit-il, il y avait 1.615.000 en 2010, alors qu’en 2018, on en compte 2.709.000. Aux dires du conférencier, de 1.931.000 caprins en 2010, la Guinée a fait un bond en arrivant à 3.346.000 en 2018.

« Pour les porcins, on avait 75.000 en 2010. En 2018, on est à 140.000. Pour ce qui est de la volaille, en 2010, on était à 21.000.000 de têtes. En 2018, on en est à 34.000.000 », a égrené le ministre de l’Elevage.

S’agissant de l’apport de l’élevage en termes PIB dans le développement national, Roger Patrick Millimono a indiqué qu’en 2018, la contribution de son département au PIB de tous les secteurs était de l’ordre de 3.1. A celui de l’agriculture spécifiquement, ajoute-t-il, la contribution de l’élevage, en 2018, est de 17.5%. Une performance dont s’est félicité le ministre qui a conclu en disant que les recettes générées par le secteur de l’élevage étaient 1milliard 139 millions en 2010, contre 6 milliards huit vingt six millions en 2018.

En dépit de toutes ces potentialités, l’élevage guinéen est caractérisé par une faible productivité des races locales et un mode d’élevage extensif traditionnel dominé par la divagation des animaux, entrainant de facto des conflits entre agriculteurs et éleveurs.

Autre paradoxe, le pays, peuplé de plus de 13 millions d’âmes, ne dispose pas d’un seul abattoir moderne de bœufs. Du coup, les animaux sont abattus dans un manque total d’hygiène à maints endroits. Ce qui n’est pas sans conséquences sur la santé de la population.