Eloi Koadjo, directeur pays adjoint du PNUD : « un pays ne s’est jamais développé avec l’aide publique au développement »

octobre 17, 2018 2:15
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La revue sectorielle de la Transformation économique et de la gestion durable du capital naturel (TEDD) s’est ouverte ce mercredi 17 octobre à Conakry dans un complexe hôtelier de la place. Elle a réuni, à cette occasion, plusieurs acteurs venus des départements ministériels, des structures étatiques et le partenaire financier, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

 « L’objet de la cérémonie qui nous réunit rentre dans le rituel classique de l’administration des programmes et des portefeuilles que nous avons en partage avec le gouvernement de la République de Guinée. Cette revue sectorielle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan national de développement économique et social (PNDES 2016 – 2020) pour lequel ou au moins autour duquel, le PNUD a articulé  son cadre de coopération programmatique en identifiant deux axes majeurs d’interventions », a, d’entrée, indiqué le directeur adjoint pays du PNUD. Il s’agit de deux points, selon Eloi Koadjo IV, qui sont la gouvernance et l’Etat de droit et la transformation économique et le développement durable.  Ces points, à l’en croire, se rattachent à l’ensemble des quatre piliers programmatiques du PNDES notamment la gouvernance, la transformation économique de l’économie du pays, le capital humain  et le capital naturel.

Pour lui, la rencontre d’aujourd’hui permettra « de passer en revue l’ensemble des activités des projets du portefeuille » et identifier « de façon objective toutes les contraintes et difficultés » rencontrées dans la mise en œuvre de ces différents programmes lors de l’exécution des projets.

Parmi les nombreuses difficultés rencontrées dans l’exécution des projets, il y a, souligne M. Koadjo, « le contexte [sociopolitique qui] peut influencer négativement ou positivement la conduite à bonne fin des activités telles  que planifiées. Puisque, lorsque vous ne pouvez pas, effectuer des missions dans certaines zones, compte tenu des tensions sociales,  qui sont observées, cela constitue des freins auxquelles il faut faire face de manière intelligente. »

Pour terminer son allocution, il a demandé aux participants de prendre en compte « les changements climatiques et la protection des ressources naturelles », des secteurs clés identifiés dans le PNDES et le Document pays du programme de développement du PNUD.

Le directeur national du Plan et de la Prospective abordera dans le même sens. Bassékou Condé dira que « la gouvernance et la transformation économique et la gestion durable du capital national sont deux piliers qui sont très importants parce que  la transformation économique, c’est la base de la création du PIB ».

Faible niveau d’absorption des fonds et lenteur administrative

L’administration publique guinéenne est souvent caractérisée par une lenteur dans la gestion des dossiers liés aux projets. Ce qui peut engendrer du retard dans leur exécution. Le directeur adjoint pays du PNUD a invité le gouvernement guinéen à plus de rapidité dans le traitement des dossiers pour faciliter l’absorption des fonds disponibles. A cet effet, M. Koadjo affirme que les partenaires « se heurtent à un égocentrisme personnel ». Malgré tout, prévient-il, « un pays ne s’est jamais développé avec l’aide publique au développement ».