Emeutes à Friguiadi : au moins deux morts signalés, la gendarmerie de Manéah et le domicile du maire saccagés

0
725

Selon une source hospitalière jointe par Guinéenews à Coyah ce mardi 12 mai, il y aurait actuellement deux corps sans vie déposés au niveau de l’hôpital préfectoral.

Pendant ce temps, un autre corps sans vie a été aperçu par un reporter de Guinéenews dans la petite localité de Friguiadi, l’épicentre de cette fronde contre le barrage des forces de sécurité et de défense qui y a été érigé.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, cette victime aurait été tuée par balles. Jusqu’à 15 heures, ce corps sans vie était abandonné au niveau du barrage de Friguiadi, recouvert de cartons. Plusieurs parties du corps sont visibles par de nombreux curieux qui observent depuis l’autre côté de la rue.

Des citoyens interrogés sur place affirment que des jeunes sont venus de Coyah le matin pour demander la levée du barrage. Des échauffourées ont été enregistrées ainsi que ce cas de mort.

De nombreux véhicules de militaires, plus d’une dizaine de pickups de la police, et d’autres de gendarmes continuent d’arriver sur les lieux. Il y aussi des bérets rouges qui sont au barrage de Friguiadi.

Depuis le 31 mars, une mesure de confinement de Conakry est entrée en vigueur. Ce confinement vise à freiner la propagation du Coronavirus. Mais ce confinement étant constamment violé, les autorités ont décidé d’installer un barrage au niveau du péage de Manéah et un second à Friguiadi, situé à environ 1 km de là.

Les conséquences de cette nouvelle mesure touchent de nombreux citoyens, puisqu’à cause de l’explosion démographique, il est devenu quasiment impossible de faire une différence entre la ville de Conakry et celle de Coyah, les deux étant confondues par les habitations. Certains habitent à Coyah mais travaillent à Conakry. A cause de la présence de ces barrages, ils ne peuvent plus rejoindre leur domicile s’ils viennent travailler à Conakry, à moins qu’ils le fassent à pieds.

Aux dernières nouvelles, le siège du poste de la gendarmerie de Manéah et le domicile du maire de la commune rurale auraient été saccagés par les jeunes émeutiers.