Emeutes anti délestage à Kouroussa : les jeunes menacent de remettre ça !

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Les jeunes frondeurs de Kouroussa qui avaient pris d’assaut les rues de la ville de Camara Laye,   le 06 mai dernier, n’entendent baisser les bras, jusqu’à ce que l’amélioration de la desserte en électricité soit une réalité dans cette cité de la Haute Guinée.

Ainsi, après plus d’une semaine d’accalmie, ils font parler à nouveau d’eux, à travers une plateforme revendicative, qu’ils ont rédigé et consigné avec d’autres couches de la population ce 11 mai dont une copie scannée nous a été envoyée ce jeudi 14 mai.

Dans ce document qu’ils adressent aux autorités de la ville, les frondeurs réitèrent les mêmes exigences encore une fois que sont : la desserte du courant de 18 heures à 6 heures du matin et l’extension du réseau électrique au bénéfice des  trois (3) quartiers de la commune urbaine, laissés pour compte à savoir les quartiers de Samankoura, de Wassako et de Komoniko.

Joint au téléphone ce jeudi 14 mai,  l’un des principaux meneurs de la précédente manifestation, Aboubacar Diawara, également directeur communal de la jeunesse de Kouroussa et cosignataire de la plate-forme de revendication, prévient que si le délai de 15 jours arrive à échéance le mardi 26 mai prochain, ils engageront un cycle de manifestations qui risque d’être infernal car « plusieurs associations et structures de jeunesse, comme le conseil local des jeunes de Kouroussa se sont alliés à notre cause.  On peut même dire aussi que tous les grains de thé de la ville se sentent solidaires de notre lutte. Nous avons encore plus de jeunes déterminés pour ce combat. Alors si dans deux semaines, les points que nous exigeons, ne sont pas satisfaits, nous reprendrons de plus belle les rues de la ville pour manifester », a-t-il averti.

A rappeler que pour rassurer les frondeurs en marge de la dernière manifestation du 06 mai, le préfet de Kouroussa Souleymane Keita avait pourtant avancé la thèse d’une panne technique et promis, l’arrivée d’un technicien pour remédier au problème.

Pour rassurer les frondeurs en marge de la dernière manifestation du 06 mai, le préfet de Kouroussa Souleymane Keita avait pourtant avancé la thèse d’une panne technique et promis, l’arrivée d’un technicien pour remédier au problème.

Mais joint également au téléphone, Keita Moussa Babilla, directeur du bureau local d’EDG, a balayé d’un revers de main cette thèse. Selon lui : «  il n’a jamais été  question d’aucune panne technique ». Il soutient plutôt que : «  c’est d’un retard d’entretien que souffrait le seul et unique groupe électrogène de 1250 kwa qui assure l’alimentation dans la ville », a-t-il précisé.

Pour ce qui est des deux exigences des jeunes, il est formel, « avec la capacité actuelle  ce n’est pas possible. Il faudrait 3 mégawatts pour répondre aux exigences posées par les jeunes », assure-t-il.

Enfin, le directeur, nous atteste avoir reçu la lettre de revendication des jeunes. En entendant leur réponse, il affirme déjà en avoir informé sa hiérarchie.