Empêché de sortir de la Guinée, l’opposant Ibrahima Abe Sylla dit ignorer les véritables raisons

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Comme nous vous l’annoncions en primeur hier nuit, le candidat malheureux de la présidentielle du 18 octobre dernier, Ibrahima Abe Sylla, à l’image du président de l’Union des forces républicaines, Sidya Touré, a été à son tour exproprié de son passeport à l’aéroport international de Conakry, alors qu’il voulait se rendre aux Etats-Unis où il devrait prendre part à une réunion le lundi matin, à Washington DC.

Le président de la Nouvelle Génération pour la République accuse le Commissaire spécial Fayirou Condé de l’aéroport de cette malheureuse situation. Joint au téléphone par nos confrères de la radio Espace FM, Abe Sylla soutient que son document de voyage a été pris avec son chef du protocole qui était parti pour faire l’enregistrement. Un passeport qui, aux dires de M. Sylla, a été livré par le département d’Etat américain qu’il a tenté de contacter dès le refus opposé à lui de sortir du territoire national.

Cela intervient au moment au moment où un collectif de candidats, dont Abe Sylla, a introduit des recours au niveau de la Cour constitutionnelle. A la question de savoir pourquoi ne pas attendre que l’instance juridictionnelle rende le verdict avant de sortir, Abe Sylla s’est voulu plus clair.

« La loi est bien claire pour cela. Les recours ont été déposés le vendredi. J’ai attendu lundi, mardi, mercredi, soit 72 heures. Normalement, ils devraient le faire mercredi soir. (…). Eh ben, je me suis dit que le monde ne peut pas s’arrêter à cause de la Cour constitutionnelle », a-t-il dit.

Disant ignorer les raisons qui ont prévalu à la saisie de son passeport, le président de la NGR a déclaré avoir remonté le fait au gouvernement américain qui, de son avis, va certainement contacter sa représentation diplomatique établie à Conakry.

Récemment, Abe Sylla s’est montré favorable à une transition dont il présiderait les destinées. N’est-ce pas ce qui lui vaudrait ce refus de voyager ? La question se pose. Mais la réponse de l’auteur est sans équivoque. D’ailleurs, il qualifie de valides ses propos qu’il répète devant qui veut l’entendre.

« Je le répète. Et je suis dans la course, ne l’oubliez pas. Donc, si les deux (venus respectivement premier et deuxième, ndlr) ne peuvent pas remplir les conditions, ce serait le troisième », a conclu Abe Sylla