En retraite à Kindia, les commissaires de la CENI planchent sur le chronogramme électoral des législatives

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« Nous avons soumis aux échanges, une masse critique de thématiques sur les recommandations de l’audit du fichier électoral, le projet d’utilisation future des technologies dans les élections, la qualification des ressources humaines appelées dans les structures décentralisées de la CENI et la problématique du financement public des partis politiques »

En prélude à l’organisation des élections législatives prévues cette année en Guinée, les responsables de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) sont en retraite à Kindia pour définir un chronogramme électoral.  Cette retraite est la résultante d’une séance plénière tenue le  25 janvier dernier qui avait décidé de l’organisation de cette présente rencontre. Celle-ci permettra à l’institution de se doter entre autres d’un plan opérationnel agrégé, d’un règlement intérieur, d’un projet de chronogramme des élections législatives avec l’ensemble des acteurs du processus électoral.

Selon les organisateurs,  cette retraite de six jours à  Kindia permettra à l’ensemble des commissaires de la CENI d’harmoniser leur compréhension avec tous les acteurs du processus et avoir une bonne visibilité sur l’exécution de toutes les opérations électorales jusqu’à la date du scrutin. Elle a pour objectif de doter la CENI d’instrument juridique de fonctionnement, d’organisation et d’un plan opérationnel, ainsi que d’un projet de chronogramme des élections législatives.

Mais aussi, il s’agira aussi de capitaliser les acquis des élections communales de 2018, examiner et amender le projet de règlement intérieur de la CENI et le guide du commissaire, recueillir, lire et s’approprier des textes de lois régissant la CENI et les élections, définir le cadre d’assistance technique des départements, présenter et échanger sur le rapport final de l’audit complet du fichier électoral avant d’élaborer enfin le projet de chronogramme des élections législatives.

Ceci dit, Gilbert OLOKO, consultant international en matière de gouvernance et facilitateur explique : « C’est une retraite de 6 jours qui a commencé par la gouvernance interne de la CENI, les outils de gestion, les définitions des actes stratégiques. Et la deuxième partie, c’est la capitalisation de l’évaluation des élections communales de 2018 et la troisième et dernière partie, c’est la question liée au chronogramme des élections législatives et l’audit du fichier électoral à la fin de cette retraite. Nous espérons que la CENI aura tous les instruments nécessaires pour la pérennisation de ses intentions par rapport au processus électoral ».

Pour sa part,  le président de la Ceni, Maitre Salif Kébé, est revenu sur la nécessité de tenir cette retraite : « Comme vous le savez sans doute, la retraite de Kindia se tient après la recomposition de notre institution qui est consécutive à la loi sur la CENI. Aussitôt après la prestation de serment de ses membres en janvier dernier, la CENI a lancé une série de rencontres avec l’ensemble des parties prenantes : leaders politiques, acteurs de la société civile, partenaires techniques et financiers ainsi que certains représentants des pouvoirs publics.

Nous avons soumis aux échanges, une masse critique de thématiques sur les recommandations de l’audit du fichier électoral, le projet d’utilisation future des technologies dans les élections, la qualification des ressources humaines appelées dans les structures décentralisées de la CENI et la problématique du financement public des partis politiques.

 Cet exercice nous aura permis d’atteindre plusieurs objectifs dont entre autres : la relance du débat sur le calendrier électoral national, les échanges sur des thématiques majeures du processus électoral, et la recherche d’un consensus autour des prochains scrutins».

Au terme de cette retraite qui va s’étendre sur une période de 6 jours, un chronogramme sera présenté pour les élections législatives prévues à la fin de cette année.