Encadrement des manifs en banlieue de Conakry: les élèves policiers en appui aux titulaires 

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Le ratio en termes de nombre de policiers pour la sécurité de la population est loin d’être atteint en Guinée. Une des principales raisons qui fait que les agents des forces de l’ordre éprouvent souvent des difficultés avant de réussir à circonscrire les manifestations planifiées et menées par les organisations  sociopolitiques.

Ce constat est surtout corroboré par l’implication des élèves policiers (en culotte sur la photo) dans le maintien de l’ordre depuis Cosa (quartier Bantounka) jusqu’à Wanindara, en passant par le rond-point d’Enco 5. Ces zones qui vivent en ce mercredi 21 octobre au rythme de violents affrontements entre jeunes manifestants en furie et agents des forces de sécurité.

Ne possédant aucune arme et ne portant pas les gilets pare-balles pour la plupart, ces nouvelles recrues agissent auprès de leurs chefs gradés qui leur dictent des conduites à tenir face aux manifestants plus que prêts à en découdre avec eux, jetant parfois des cailloux, à l’image des protestataires.

Pour rappel, ces élèves policiers font partie des 2000 nouveaux policiers qui viennent en appui également aux agents souvent postés au niveau du Pont 8 novembre pour empêcher parfois les détenteurs des engins à deux roues de rallier le centre-ville de Kaloum.