Energie : La Guinée signe un accord de financement additionnel avec la Banque mondiale

avril 18, 2018 6:12
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En mission de travail à Washington, au pays de Donald Trump, la ministre de l’Economie et des Finances, Maladho Kaba a signé ce jour, avec la Banque mondiale, un accord de financement additionnel relatif au projet de redressement du secteur de l’électricité, a-t-on appris de sources officielles.

Il s’agit d’un appui additionnel de 25 millions de dollars sur lequel, le gouvernement guinéen s’engage à rétrocéder à Electricité de Guinée (EDG), un montant de 20 millions de dollars qui servira à améliorer le réseau de distribution de Conakry et également à apporter une assistance technique pour la mise en œuvre du projet.

Cet appui non des moindres pour l’Etat guinéen vient en complément d’un précédent qui aura vu naître des actions telles que le contrat de gestion de l’Electricité de Guinée (EDG) signé avec VEOLIA, la pose des compteurs dans la ville de Conakry, l’assistance technique pour développer la politique anti-fraude et l’analyse des coûts de fourniture du carburant pour les centrales thermiques en Guinée, apprend-on de Dame Maladho.

Des actions devant permettre de réduire les coûts de production, d’accroître la facturation et le recouvrement, d’améliorer la qualité des infrastructures et aussi, de renforcer la capacité des ressources humaines.

Considéré comme un enjeu vital, Maladho estime que la question de l’énergie est une nécessité pour l’industrialisation et le développement du pays. Toute chose qui concourt à la réalisation des objectifs de développement entérinés en septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations-Unies.

A noter que la Guinée, pays qualifié de château d’eau d’Afrique de l’Ouest, dispose de près de 1.165 cours d’eau et d’une pluviométrie de plus de 400 milliards de mètres cube d’eau ainsi que d’un potentiel hydroélectrique s’élevant à plus de 6.000 MW, a pour ambition de devenir un exportateur clé d’électricité dans la sous-région. Bien que les trois quarts de sa population croupissent dans le noir, soit seulement 25% de la population a accès à l’électricité (au niveau du réseau interconnecté), dit-on.