Énergie : Le ministre Taliby Sylla sommé de rembourser les 300 millions du DG de la SEG

juin 14, 2018 11:25
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 A peine confirmé, le ministre de l’Énergie est au cœur d’un scandale. Selon les conclusions d’un rapport d’audit réalisé par les limiers du ministère des finances au sein de la Société des Eaux de Guinée (SEG), Cheick Taliby Sylla est sommé de rembourser 321. 461. 134 GNF.

Ce montant représente le salaire du DG de la SEG, Diouldé Diallo, qu’il aurait indûment reçu entre 2015 et 2017.

Contacté pour sa version des faits par Guinéenews, le ministre incriminé n’a pas retourné nos multiples appels. Nous avons été également à son ministère. « Revenez demain », a lâché un de ses proches.

« Revenez demain. Il fera une conférence de presse ce jeudi. C’est l’occasion de venir poser vos questions ».

Réagira-t-on aux accusations face à la presse ou évoquera-t-il les raisons des délestages électriques ? Nul ne le sait. En attendant cette sortie, notre source est catégorique. Le ministre Taliby Sylla a déjà accusé réception du rapport qui l’épingle. Et il est sommé de rembourser le montant incriminé.

Pour rappel, en novembre 2017, le patron de la SEG, Mamadou Diouldé Diallo, avait constaté, dans un contrôle de rapprochement bancaire, une opération irrégulière estimée à 466 100 000 GNF en faveur d’une entreprise MATCO dont le compte est domicilié dans une banque de la place (UBA).

Ce contrôle de routine avait permis de déceler à l’époque plusieurs opérations frauduleuses similaires sur le compte de la Société des Eaux de Guinée (SEG) logé à la Banque Centrale de Guinée (BCRG).

Le lendemain, l’adjoint du DG, Pépé Patrice Loua, avait adressé une lettre au Chef de l’État dans laquelle, il avait chargé son patron, en faisant état des dépenses non justifiées de près de 69 milliards GNF.

Près d’un an après, le rapport produit par les limiers du ministère des finances démentent les accusations de l’adjoint du DG envers son patron. Puisque nulle part, le rapport ne relève ce montant.

Dans ce rapport d’audit concernant la gestion de la SEG entre 2015 et 2017, il a été révélé qu’il ne s’agit pas que des griefs seulement. Au contraire, il y a aussi des recommandations importantes.

Au nombre desquelles figurent en bonne place, par exemple, la mise en place du Conseil d’Administration de la SEG, mais aussi la poursuite des enquêtes policières pour, dit-on, traquer les présumés auteurs de la malversation financière portant sur 2 211 334 921 GNF.

Sauf changement d’agenda, les travailleurs de la boîte pourraient demander d’ici les prochains jours à la présidence le départ de l’adjoint du DG de la SEG, pour que la sérénité revienne à la maison.