Enlisement de la grève du SLECG : Cellou Dalein dénonce « l’arrogance »du gouvernement

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L’un des principaux sujets abordés ce samedi par le président de l’UFDG en marge de l’assemblée générale de son parti, est celui de la grève dans le secteur de l’éducation qui rentre dans son troisième mois.

Dans son propos, Cellou Dalein Diallo a fustigé ce qu’il a appelé « l’arrogance et le mépris » du gouvernement. Aujourd’hui nous sommes tous peiné parce que nos enfants ne vont pas à l’école. On risque d’avoir une année blanche. On ne peut pas évaluer le coût d’une année blanche » prévient l’ancien premier ministre.

Selon les normes internationales, rappelle Cellou Dalein, si le trimestre est consommé, on doit décréter l’année blanche. « C’est triste pour notre pays » regrette-t-il.

Pour lui, on n’a pas cherché de solution parce que le gouvernement est « arrogant ». Le premier ministre a dit à la presse qu’il ne négocie pas. Il a frustré le SLECG par ses propos, par ces attitudes. Celui à qui vous avez confié l’éducation de votre enfant, vous devez négocier, le convaincre, le sensibiliser parce qu’on ne peut pas sacrifier l’éducation de nos enfants. Ils ont choisis l’arrogance, la répression et nous courrons tout droit vers une année blanche.  C’est inacceptable, c’est de l’irresponsabilité » martèle l’opposant.

Pourtant, fait remarquer l’opposant, ils sont en train d’accumuler des fortunes par la corruption, par des marchés de gré à gré et ils sacrifient l’école publique. C’est une manifestation de la mauvaise gouvernance », souligne Cellou Dalein.

Déjà, poursuit-il,  « notre système éducatif est malade par la qualité des infrastructures, de l’enseignement et du niveau des maitres. Les nominations pour  les postes de gestion et d’encadrement sont confiées aux gens qui appartiennent au RPG (parti au pouvoir) même s’ils n’ont pas la compétence. La conséquence directe, ajoute-t-il, est le faible taux d’admission au baccalauréat.

« On a enregistré ici sous la gouvernance d’Alpha Condé 27 % d’admis au baccalauréat. Où sont les 73 % ? S’interroge l’opposant avant de répondre « Certains sont au fond de la mer, dans la méditerranée parce qu’il n’y avait plus aucune perspective pour eux dans le pays. Certains sont au chômage dans les rues. Leurs parents ont tout fait pour les encadrer mais l’enseignement qu’ils ont reçu ne permettait pas d’être admis au Bac » fustige le chef de file de l’opposition avant de rajouter « Nous avons beaucoup de défis à relever pour faire de notre éducation, un système éducatif performant ».

Pour cette parenthèse, le président de l’UFDG a exprimé la solidarité de son parti à l’endroit des parents d’élèves et condamné « l’arrogance du gouvernement qui refuse de dialoguer ».

« Nous invitons le gouvernement à revoir son attitude, l’enjeu est plus important. Quand il s’agit de l’éducation d’un enfant qui est l’avenir de demain, on doit faire preuve d’humilité et appeler à un dialogue responsable ».