Enseignement supérieur : Le CEA-PCMT adopte le programme de Master en Santé publique

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Les membres du Centre d’Excellence africain pour la prévention et le contrôle des maladies transmissibles (CEA-PCMT) se sont réunis à Coyah, du 14 au 18 décembre 2020, pour la restitution et la validation du curricula de formation et des référentiels de métiers  du Programme de Master en Santé publique.

« Il y avait entre autres résultats attendus, la validation du curriculum du Master en Santé publique, mais aussi les référentiels de métiers de formation et d’évaluation en Master de Santé publique. Donc ces différents outils ont été amendés et validés par l’ensemble des acteurs qui nous ont fait l’honneur d’être présents à cet atelier », a indiqué le Pr Thierno Mamadou Tounkara, chargé de la Pédagogie au niveau du CEA-PCMT.

Pr Yéro Bhoye Camara, Directeur du Programme Master en Santé publique, a d’abord rappelé que le Centre d’excellence africain de prévention et de contrôle des maladies transmissibles a été créé notamment pour soutenir le Master en Santé publique, en vue de qualifier l’enseignement : « Nous envisageons de réviser notre programme afin de l’améliorer pour qu’il corresponde à ce qui se fait ailleurs dans le monde. Le CEA-PCMT a été créé à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry pour soutenir le Master. C’est l’objectif d’ailleurs de la création de ce centre. Ce qui a permis d’accélérer la révision du curriculum et au courant de cette année, nous avons procédé à sa validation. Ce curriculum nouveau va apporter de la qualité à l’enseignement du Master, va permettre de le mettre au niveau des exigences de l’Organisation ouest africaine de la Santé (OOAS) et du Conseil africain et malgache pour l’enseignement (CAMES). Et si ça se passe comme nous le souhaitons, nous estimons que le Master en Santé publique va être un facteur déclenchant du processus dans les autres facultés de l’Université Gamal et que plus tard les autres universités suivront le pas de Gamal. »

Quant au Pr Alioune Camara, consultant, est revenu sur les cinq journées passées à Coyah : « Nous avons élaboré un curricula qui comportait principalement quatre parties. Il s’agit du référentiel des compétences, référentiel des métiers, le référentiel qui permettait d’évaluer cette formation. Donc chaque journée a consisté à évaluer l’un des référentiels qui a été parcouru totalement, amendé et validé. A côté de ces validations-là, on a pu définir les prochaines étapes de la mise en œuvre de ce Master de curricula de Master en Santé publique. »

 Ces étapes, poursuit-il, vont consister à aller vers une autorisation du Master, la réunion de tous les documents nécessaires pour une accréditation auprès de l’Assurance nationale de qualité (ANAQ) et la validation de ce curricula auprès des institutions internationales en l’occurrence le CAMES et l’OAS.

« On a pu identifier déjà les différentes procédures qui vont être menées pour arriver à ce niveau d’accréditation du Master en Santé publique », a-t-il ajouté.

Le Dr Alexandre Delamou, Directeur du CEA-PCMT, a expliqué la vision de son centre : « Notre centre a été mis en place à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry grâce à l’appui du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique avec un financement de la Banque mondiale. Le centre a pour vision d’établir un centre régional d’excellence dans cette université guinéenne afin de qualifier l’enseignement mais aussi la recherche à la faculté des sciences et techniques de la santé. »

Cet atelier a été financé par l’agence de coopération belge, ENABEL, dans le cadre du programme CAPACITA, ainsi qu’un appui complémentaire de la Banque mondiale à travers le projet de Centre d’excellence pour l’impact.

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