Environnement-Faranah: l’inquiétant et rapide assèchement du fleuve Niger

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Long de 4 200km, le fleuve Djoliba, communément appelé Niger est le plus grand de l’Afrique de l’Ouest. Il prend sa source dans la sous-préfecture de Kobikoro, située à 127 km de la commune urbaine de Faranah et arrose 9 pays dans la sous-région avant de se jeter dans l’océan Atlantique au Nigeria.

De nos jours, le niveau d’eau de ce fleuve régional a considérablement baissé à tel point qu’il est possible de le traverser sans que l’eau n’arrive aux genoux par endroits. Il y a de ces zones où les piroguiers ne peuvent même plus s’y aventurer.

En ce mois de juin, début de l’hivernage, l’eau ne parvient pas à remplir convenablement le lit du fleuve. Pourtant, dans un passé récent, les quartiers riverains étaient victimes de fréquentes inondations.

Sur les berges du fleuve Niger, les riverains pratiquent depuis des décennies, des cultures maraichères destinées à la consommation locale.

Aujourd’hui, ce Niger est dangereusement menacé et se trouve dans un état de dégradation alarmant dû aux actions anthropiques néfastes notamment le déboisement des galeries forestières, la fabrication des briques, le déboisement au niveau des versants causant ainsi l’ensablement et la sédimentation du lit du fleuve après dépôt des ordures, l’extraction artisanale anarchique du sable par les propriétaires des camions-bennes… Choses qui mettent en danger la vie des populations aquatiques ainsi que la santé des hommes.

Devant cette menace d’assèchement de ce bassin fluvial du pays, les autorités guinéennes doivent urgemment prendre des mesures idoines pour inverser la tendance.