Espionnage au FNDC : le DG de la Police apporte des précisions

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Lors de la réunion du Front National pour la Défense de la Constitution (FDNC), tenue mardi au siège du PADES, une fille du nom d’Aminata Traoré, a été accusée d’espionnage au compte de la Police. Ce jeudi 26 mars, la Direction générale de l’institution pour laquelle elle dit travailler en tant que stagiaire, a apporté un démenti formel.

« Mon premier espion, c’est Sékou Koundouno (rire) (responsable de planification et stratégie NDLR). C’est un petit et un jeune frère à moi. Il suffit que je l’appelle et il m’explique tout (rire). Je tiens à préciser encore que cette dame n’est nullement une espionne à moi. De toutes les façons,  je n’ai aucun intérêt à infiltrer FDNC dont je connais tous les ténors», a déclaré le général de la police Ansoumane Camara.

Poursuivant, il dira: «Je n’interviens pas pour répondre à la vidéo qui circule sur la toile mais plutôt, c’est pour apporter des précisions que cette dame n’est pas une policière. Il est policier ou agent de police, celui qui est admis à un concours national de police et engagé dans le corps unique de la police. Nulle part, cette dame ne peut vous montrer un acte qui atteste qu’elle est un agent de police. Elle fait partie des fonctionnaires, des administrateurs civils mis à la disposition du ministère de la Sécurité. Pour le moment, elle n’est pas agent de police», a-t-il insisté.

Avant d’enchaîner : «la dame a déclaré dans la vidéo que j’ai visionnée qu’elle est l’espionne du Directeur général de la police que je suis et le Directeur central de la Police Judiciaire. Pour elle, en citant ces noms, elle pense avoir beaucoup de soutiens et qu’elle sera protégée. Je jure que cette dame, je ne la connais ni d’Adam ni d’Eve.

D’ailleurs, je ne gère pas les services de renseignements. Si je veux infiltrer un coin, il y a des services spécialisés dans ce cadre. Si je veux convoquer un citoyen sur le territoire national, j’ai tous les moyens légaux pour le faire. Je n’ai aucun intérêt d’infiltrer un groupe ou un lieu. La réunion du FNDC au siège du PADES n’était pas cachée, elle est publique et n’importe quel citoyen pouvait y aller parce que c’est une organisation de la société civile. Même moi, si cela arrivait à un jour de repos, je peux y prendre part en tant que membre de la société civile.

Si on arrête une citoyenne, on la séquestre, on l’humilie, on l’interviewe comme un malfrat, je pense que cela ne devait pas. Je me demande si la dame n’a pas été blessée dans son honneur le fait qu’elle soit exposée comme une prétendue espionne de la police nationale. Si nous avons des espions au sein du FNDC, ce sont eux-mêmes ou leurs proches. »

Avec ironie, il a souligné que son « premier espion, c’est Sékou Koundouno (rire). C’est un petit et un jeune frère à moi, il suffit que je l’appelle et il m’explique tout (rire). Je tiens à préciser encore que cette dame n’est nullement une espionne à moi. De toutes les façons, je n’ai aucun intérêt à infiltrer FDNC que je connais tous les ténors. C’est pour toute ces raisons, je tiens à apporter un démenti formel que je n’ai envoyé aucun espion et je n’ai même pas besoin.

Pour preuve, je ne gère pas les services de renseignements. Moi, je suis de l’opérationnel. Je n’opère jamais en civil et je n’ai aucun n’intérêt d’envoyer un citoyen dans un endroit pour espionner qui que ce soit pendant que je connais tous les membres influents. Je vais porter plainte contre cette dame pour diffamation de caractère et calomnie contre ma personne.

Elle m’a publiquement cité  alors qu’elle ne me connait nulle part. Je veux savoir qui lui a dit de dire mon nom. Elle est en mission de qui ? Si elle était un agent de police, je serais dans l’obligation de la protéger mais, tel n’est pas le cas. Un espion ne parle jamais, c’est une civile qui a parlé hier, il faut que les gens le comprennent. Vérifiez, elle a un numéro matricule de la fonction publique non celui d’un agent de la police. Peut-être qu’elle pourra intégrer à la police via un concours de recrutement si elle est admise».