Etat d’urgence sanitaire : Voici comment des taximen demandent des mesures d’accompagnement

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Les chauffeurs de taxis étaient en grève ce lundi du côté de la route Le Prince. Ils motivent leur décision par la décision du gouvernement de réduire le nombre de passagers sans pour autant réduire le prix du litre de carburant à la pompe.

De nombreux citoyens ont dû souffrir ce lundi pour se rendre au travail, notamment ceux se trouvant le long de la route Le Prince. Sur l’axe, de nombreux citoyens ont passé plusieurs heures dans les différents carrefours à la recherche d’un taxi. Néanmoins, ils sont parvenus à trouver quelques uns, alors que de l’autre côté, le peu de taximen qui n’ont pas respecté le mot d’ordre de grève étaient obliger de prendre uniquement trois passagers, comme l’a recommandé le gouvernement dans le cadre de l’instauration de l’état d’urgence sanitaire visant à réduire la propagation du Covid-19.

Au rond-point de la T6, au quartier Yattaya, des jeunes chauffeurs ont obligé leurs collègues qui n’ont pas suivi le mot d’ordre de grève à respecter les consignes des autorités.

« Ils ont pris des décisions sans mesures d’accompagnement. Le prix du carburant est cher. Si nous disons que d’ici à Enco5 il faut dix mille, personne ne va accepter ça. Si nous faisons ce petit débrayage, c’est pour l’intérêt de tous, mais il y en a parmi qui ne suivent pas le mot d’ordre », explique un jeune chauffeur.

Un autre soutient que le taximan qui travaille a deux choix : soit il reste à la maison, soit il prend trois passagers : « Celui qui prend plus de trois passagers, on fait descendre ces gens. Le taximan passera seul avec son taxi. En prenant trois passagers, c’est lui qui sait s’il va s’en sortir avec ça. Mais c’est soit il suit le mot d’ordre de grève, soit il prend uniquement trois passagers. C’est pareil aussi pour les motos. Personne ne passe avec une surcharge. »

Le 27 mars dernier, le président Alpha Condé a décrété l’état d’urgence sanitaire et interdit plus de trois passagers dans un taxi. Malheureusement, le prix du litre de carburant à la pompe est toujours 10 mille GNF. Ce qui n’arrange pas les taximen qui font face à de nombreuses difficultés, notamment la recette journalière, la dépense à la maison, le prix du carburant, les frais d’entretien du véhicule.