Etats-Unis : les larmes et émotions de Brett Cavanaugh étaient-elles sincères ?

septembre 28, 2018 11:11
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Le sénat américain aura du fil à retordre pour séparer le Dr. Christine Blasey Ford et le juge Brett Cavanaugh. Comme deux acteurs qui ont les émotions et les larmes faciles, ils en ont tour à tour fait usage avec beaucoup de talent de sensibilité, un peu de sensiblerie aussi, pour rallier des suffrages à leur cause. La première a demandé du café, le second, lui, a bu des verres et des verres d’eau pour se contenir. Ce signe n’est pas révélateur? (Crédit-photo: Washington Post)

Quoi qu’il en soit, les sénateurs auront à se poser des questions plus approfondies.

 Pour le commun des mortels et profanes, qui a envie de savoir et qui se pose des questions de savoir pourquoi c’est en ce moment précis, où Brett Cavanaugh s’apprête à prêter serment pour être juge (à vie) de la Cour Suprême des USA que le Dr. Christine Blasey Ford est sortie du bois, depuis 1982, depuis 36 ans, pour mettre les pieds dans le plat ? Quel est son mobile, qu’est-ce qui l’a pousse à créer un scandale à la Cour Suprême ? Roulerait-elle pour les Démocrates contre les Républicains ? Et puisqu’elle aurait bu une bière, à cette soirée, n’avait-elle pas eu la berlue de confondre Cavanaugh avec un autre ?

De l’autre côté, si Brett Cavanaugh dit qu’il était timide, qu’il n’avait pas eu de sexualité au lycée par souci pour sa foi, on veut bien le croire, mais on entend des scandales sexuels au sein même de l’Eglise, alors…

 Ce qui est à souligner, c’est que quand un garçon timide prend un grand verre d’alcool pour vaincre sa timidité afin d’accomplir un acte sexuel, il est capable de dépasser sa timidité de loin et risque de commettre un meurtre involontairement. C’est la psychologie qui le dit, et la description de la scène du Dr Ford correspond à ce genre d’agression, quand elle dit que Brett Cavanaugh avait mis sa main sur sa bouche pour l’empêcher de crier, et qu’elle avait craint de mourir asphyxiée, la scène est vraisemblable et elle correspond à celle que ferait un garçon timide, qui avait bu ivre-mort pour cibler une femme. Et s’il avait fait tout cela et qu’il ne se souvient pas, l’amnésie alcoolique est parfois irréversible. Surtout à 17 ans, pour un mineur.

La question qui se pose aussi est de savoir si un homme de plus de cinquante ans doit être tenu pour responsable d’un viol commis à 17 ans depuis 36 ans, n’y a-t-il pas prescription?

Avec cette nouvelle donne dans les relations politiques et publiques, les femmes vont se mettre à parler de tous les harcèlements sexuels, même les plus insolites et les plus saugrenus qui n’étaient pas des délits autrefois, puisqu’il n’y avait pas de législation concernant le harcèlement sexuel. S’il y avait, pourquoi n’avoir attendu qu’à ce moment ultime pour sortir du silence ? Brett Cavanaugh a aussi bu trop d’eau, il avait la gorge sèche du garçon timide qui cherche à se défendre contre l’évidence ?

On reste branché sur la conclusion du Sénat.