Exclusif : Le ministre Yéro Baldé démissionne du gouvernement Alpha Condé

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C’est un véritable coup de tonnerre pour le président Alpha Condé, car celui qu’il appelle affectueusement, « mon fils » pour avoir fait plus de 30 ans de combat politique ensemble, vient de démissionner de son gouvernement. C’est ce qu’indique une lettre signée par Abdoulaye Yéro Baldé, jusque-là ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, adressée au chef de l’Etat. Il estime que l’idéal pour lequel ils ont mené trois décennies de combat politique est en train d’être galvaudé au regard de la crise aiguë qui secoue le pays relative à la nouvelle constitution qui permettra à Alpha Condé de faire un mandat de plus.

Guinéenews© vous publie en primeur la copie de sa lettre de démission qu’il a remise au président de la République quelques heures après leur entretien à la présidence ce jeudi 27 février 2020. Lisez !

Lettre de démission du ministre Yero Baldé

Selon les observateurs, Yéro Baldé, ancien  premier vice-gouverneur de la banque centrale de la République de Guinée (BCRG), jouit d’une très bonne réputation auprès de l’opinion. Depuis qu’il a été nommé ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, il a engagé une batterie de réformes notamment le recensement biométrique des étudiants ce qui a permis de dénicher les étudiants fictifs permettant ainsi à l’Etat d’économiser des milliards de nos francs au compte du trésor public guinéen. Convaincu que l’étudiant et les diplômes guinéens ne peuvent être valorisés dans une formation efficace des formateurs, il a initié une série de projets qui étaient en cours de finalisation avant qu’il ne jette l’éponge pour incompatibilité de la gouvernance actuelle et sa croyance.

Depuis que le président Alpha Condé est au pouvoir, c’est la troisième fois qu’un ministre de la république démissionne de son gouvernement. Le premier à avoir démissionné, fut l’ancien ministre de l’unité nationale, Gassama Diaby. Lui aussi était très respecté par l’opinion non seulement pour sa pondération mais aussi sa droiture suivi de l’ancien ministre de la Justice Check Sako, qui avait également jeté les éponges.